Dans les articles précédents, la simonie a été traitée sous ses visages de commerce des reliques et de vente des indulgences du pape. Dans cet article ci, il sera question du business de la foi. Dieu en effet, est devenu un fonds de commerce qui nourrit tous ceux qui s’y adonnent. Un nombre impressionnant de prophètes et de pasteurs pour la plupart auto-établis ont envahi ce champ. Véritables hommes d’affaires, plus attirés par le lait et la laine des brebis que par leur bien-être, ils font preuve d’une imagination débordante et usent de toutes sortes de subterfuges pour atteindre leur objectif. Leur message est connu sous l’appellation d’évangile de la prospérité.

 Cet «  évangile » prétend que l’on ne peut être le serviteur du Créateur donc Propriétaire de toutes choses et vivre dans la pauvreté. Ses adeptes vont plus loin et affirment que seuls les pécheurs, les maudits sont appelés à être pauvres. Le croyant est béni et est appelé à prospérer à tous égards. Il s’agira dans cet article de faire la lumière sur leur modus opérandi ensuite les dénoncer comme simoniaques avant de faire appel à ceux d’entre leurs brebis qui peuvent encore être sauvés de s’éloigner de ces organisations dédiées à la seule gloire de Satân.

1. Le modus operandi des faux pasteurs et prophètes

Ils portent généralement des titres de bergers, révérend-pasteurs, apôtres, prophètes, évêques, bishops, archbishops, évangélistes et sont de véritables stars médiatiques. En plus, ils sont porteurs d’un message d’espoir pour les couches sociales les plus défavorisées à qui ils offrent l’opportunité de s’en sortir sans douleur.

Cet évangile trouve un écho favorable auprès de ces populations démunies à qui on fait croire qu’elles n’ont plus d’effort à fournir mais de, simplement, avoir la foi pour prospérer. Ils se présentent en peau d’agneau et ont le verbe flatteur. Ils prétendent parler au nom du Créateur de toute chose et en son nom promettent monts et merveilles a leurs disciples qui, en retour séduits, délient les cordons de leurs bourses. Tels des renards ils vivent aux dépens de ceux qui ont le malheur de les écouter.

Aujourd’hui, Monsieur X se réveille, prend une bible (très grosse de préférence), met un costume tout neuf, loue un local qui servira de lieu de culte et se fait appeler Prophète X, Bishop Y, Apôtre Z etc. D’une éloquence avérée propre aux êtres perfides, il arrive à attirer dans son sillage des femmes (en premier lieu) et des hommes de tous âges et ayant divers problèmes. Ceux-ci viennent vers ces hommes de Dieu dans l’espoir de trouver des solutions à leurs malheurs. Ils sont dans ce cas plus à plaindre qu’à blâmer.

Des slogans du type : Venez chercher votre miracle, venez chercher votre mariage, votre voyage, votre visa, votre travail, votre guérison etc sont repétés en boucle. Ces miracles sont obtenus contre espèces sonnantes et trébuchantes. Il ne se trouve rien de gratuit. Ces escrocs notoires, sans scrupule, bâtissent leur fortune sur le malheur de ces âmes en peine qui tels des moutons se laissent tondre la laine sur le dos.

2. Les adeptes de l’Évangile de prospérité tels des loups dans la bergerie

Plusieurs griefs sont retenus contre les adeptes de l’évangile de la prospérité. Leurs méfaits sont certes nombreux mais s’y attarder c’est occulter la racine du mal, la cause du problème pour ne s’attaquer qu’aux conséquences. Il convient de porter à la connaissance de l’humain que, deux mystères cohabitent dans notre monde : l’ordre d’équité et l’ordre d’iniquité.

Ces deux ordres sont antagonistes. L’ordre d’équité est parrainé par Ieshoua Ha Mashiah, et l’ordre d’iniquité est parrainé par Satan. Ce dernier après son putsch manqué au ciel (Esaïe 13/12-15) a été précipité sur la terre où il règne en maître absolu. Ses propos face à Ieshoua l’attestent : 

« Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. » (Mathieu 4/8-9).

De ce qui précède, il est établi que toute personne qui se fait l’adorateur du diable, reçoit de ce dernier richesses et honneur. Le sacrificateur de l’ordre d’équité quant à lui déclare : 

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Mathieu 16/24).

Pour dire que quiconque au contraire fait le choix de suivre Mashiah, s’inscrit dans l’adversité, dans l’opposition. Il est dans le monde mais il ne règne, il est dans le monde mais il n’est pas du monde. Il est un séjournant qui attend d’être dans son royaume avant de posséder toute chose : 

« Cherchez premièrement le royaume et la justice d’Elohim et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Mathieu 6/33).

Ces deux groupes cohabitent sur notre terre. Dans ce monde où l’argent est devenu le maître, on n’a aucune peine à imaginer quel groupe est le plus nombreux. De même qu’on n’attire pas des mouches avec du vinaigre de même le message de Mashiah n’attire pas des foules : 

« Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs. » (2 Timothée 4/3).

Les pasteurs adeptes de l’évangile de la prospérité, inspirés par leur maître, annoncent à leurs ouailles ce qu’ils désirent entendre. La grande propension de ces derniers à chercher argent, prestige et autres biens matériels est la conséquence de ce qui précède. Ils décident d’arrêter de souffrir, ils veulent voyager, ils veulent se marier, ils veulent prendre leur miracle, leur chance. Le vivier est important les pasteurs ont donc un marché sur lequel la concurrence est quasi nulle. Ieshoua et sa croix ne font pas le poids.

3. Le danger pour les humains

On raconte cette anecdote survenue au 13e siècle. Thomas d’Aquin au cours d’une visite trouva le pape Innocent II en train de compter une forte somme d’argent. Le souverain pontife fit le commentaire suivant : « Tu vois Thomas, l’église ne peut plus dire aujourd’hui : je n’ai ni argent ni or. Thomas répondit : « oui très saint père mais peut-être ne peut-elle dire non plus : « lève- toi et marche ! » L’église catholique a amassé beaucoup d’argent par le commerce des reliques, la vente des indulgences du pape et beaucoup d’autres actes de simonie. Fort malheureusement comme l’a fait remarquer Thomas d’Aquin, l’église catholique par l’enrichissement s’est engagée dans une ère d’illusions, une ère où les valeurs reposent sur le périssable. On comprend alors cette exhortation de Mashiah : 

« Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n’approche point, et où la teigne ne détruit point. » (Luc 12/33).

Au total, un appel clair et audible doit être lancé à l’endroit de ces âmes en peine qui cherchent raisonnablement le salut et qui de ce fait sont devenus la proie de ces individus sans foi ni loi qui ont vu en eux des clients pour faire prospérer leurs affaires. Qu’ils comprennent que même la richesse ne leur sera d’aucune utilité aussi longtemps qu’ils n’auront pas le royaume. La vraie communauté qui peut les conduire au véritable existe qu’ils la cherchent et ils la trouveront selon qu’il est écrit : 

« Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. » (Mathieu 7/7).

Le Scribe

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