L’Église catholique affirme que Pierre  fut le premier Pape entre 64 et 67 de notre ère à Rome. Cette affirmation a des implications immédiates. Parmi ces implications, Pierre fait visage de traitre, d’infidèle. Aujourd’hui, on est tenté d’inviter l’Église catholique à répondre si Oui elle cautionne les implications logiques liées à cette affirmation  ou si elle voudra bien se rétracter. Une mise au point est nécessaire de sa part.

Dans l’intervalle de temps du règne de Simon Pierre,  des évènements historiques survinrent tels que la persécution des Juifs à Rome et le siège de Jérusalem et de son temple.

L’affirmation de l’Église catholique implique que sous le pontificat de Simon Pierre, quand l’empereur romain Néron accusa les Juifs d’avoir brulé Rome et  les persécuta, le Juif Simon Pierre ne réagit pas et garda le silence face aux persécutions romaines contre son peuple nonobstant sa position de première autorité spirituelle de l’empire.  Cette attitude d’indifférence du Pape Pierre face aux cruautés exercées contre son peuple est inexplicable.

Dans la même période, l’empire décréta et exécuta la destruction de Jérusalem et son Temple. En effet, en 66, quand des nationalistes juifs mirent en déroute les troupes romaines de Florus, d’Agrippa II, puis celles du légat de Syrie, Rome lança deux attaques entre 66 et 70 contre le peuple de son Pape (Pierre) et leur lieu saint. Là encore le Pape Pierre cautionna cette expédition punitive. Ne le perdons pas de vue, le juif Simon Pierre était un zélote,  membre d’un mouvement de libération de sa nation de la domination romaine. Ce sont les révoltes des zélotes ou sicaires à Massada et à Jérusalem qui attirèrent la colère de Rome sur les rebelles et leurs compatriotes. L’Église catholique à travers cette information veut dire que le nationalisme de ce zélote s’est atténué et qu’il est même devenu  persécuteur des membres de son parti.

Nous étions encore sous le pontificat de Pierre quand Rome condamna l’Apôtre Paul et le jeta en prison dans l’exercice de son apostolat. Si le Pape, Apôtre comme Paul n’a rien fait pour sa libération, cela voudrait dire que c’est le Pape lui-même qui complota contre son ex- collègue pour s’accaparer de son territoire.

Enfin, le  Pape Pierre, nous dit-on, mourut martyr. On est en droit de savoir la cause que ce premier Pape défendait pour subir un tel sort de la part des Romains pour qui il travaillait.

2) Deuxième implication : Si le  juif Simon Pierre a été Pape, alors il a renié une fois de plus Iéshoua HaMashiah  

Avant de monter au ciel, Iéshoua HaMashiah repartit les taches entre ses disciples  et donna des recommandations. Il mandata l’Apôtre Paul sur le territoire des païens (les non-juifs) et maintint l’Apôtre Pierre en Israël. Il donna les clés du royaume à celui-ci et lui recommanda ceci : « pais mon troupeau ».

L’affirmation de l’Église catholique implique que cette Église a pu débaucher Pierre à son compte pour l’établir Pape à Rome. Ce faisant, l’Apôtre Simon Pierre s’est rendu coupable d’actes de trahison, d’infidélité et de reniement à son Maître.

Il est impossible que Pierre  retourne la veste, car quiconque saisit le sens de ses épitres et connaît les exhortations qu’il donna aux croyants pour les préserver des détournements de Satan, à l’approche de sa mort, ne peut croire à un revirement de l’Apôtre.  Voici quelques extraits :

« C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et sauveur Iéshoua HaMashiah vous sera pleinement accordée. Voilà pourquoi je prendrai soin de vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente. Et je regarde comme un devoir, aussi longtemps que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par des avertissements, car je sais que je la quitterai subitement ainsi que notre Seigneur Iéshoua HaMashiah me l’a fait connaître. Mais j’aurai soin qu’après mon départ vous puissiez toujours vous souvenir de ces choses. Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçu, que nous vous avons fait connaitre la puissance et l’avènement de notre Seigneur Iéshoua HaMashiah, mais c’est comme ayant vu sa Majesté de nos propre yeux. Car il a reçu d’Élohim le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne. Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraitre et que l’Etoile du matin se lève dans vos cœurs » (2 Pierre 1/10-19).

Nous voyons l’Apôtre de Iéshoua insister sur une vision qu’il a eue et dont il souhaite que ses disciples après lui gardent l’image qui pourrait  les préserver des doctrines étrangères au Méshihisme.

Un autre extrait « En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Iéshoua HaMashiah, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n’avoir pas  connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier » (2 Pierre 2/20-22).

Ceci vient de Simon Pierre.  Peut-on vraiment croire que l’Église catholique pu faire basculer un tel homme du Méshihisme au Catholicisme pour qu’il soit victime du proverbe vrai qu’il fit connaître dans ses lettres ? « Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier » (2 Pierre 2/22).

3) Troisième implication : Des évènements de hautes portées historiques  sans traces  

Quand l’Apôtre Simon Pierre se rendit dans la maison de Corneille sur instruction de HaMashiah (Actes 10), il reçut une demande d’explication de son peuple qui estima que Pierre déplaça les bornes en rentrant dans la maison d’un païen. Sous ce rapport, quelle a été la réaction du peuple juif quand Pierre abandonna les clés du royaume et son titre d’évêque à Jérusalem, pour s’établir à Rome et y servir, en qualité d’évêque catholique, puis en qualité de Pape ?

L’inaction du Pape Pierre face aux massacres de son peuple et au siège du lieu saint des Juifs n’a été dénoncée par écrit ni par Jean qui vivait encore, et qui fut le dernier Apôtre à mourir ; ni par Paul lui-même qui depuis sa prison écrivait encore des épitres.  Même  aucun document apocryphe ou historique authentique ne signala son acte grave de reniement de son peuple, de sa nation, et de son Maitre. On se trouve face à un silence effrayant. Est-ce un complot de tous contre l’unique Pape juif ? Ou soit que le fait n’ait jamais été avéré.

Si tel est le cas, pour la gouverne de tous les chrétiens, de telles énigmes sur ce grand homme doivent être éclairées par la grande Église qui détient toutes les vérités. Comme l’Église n’a pas de réponse à nos questions, alors nous l’invitons à suivre le seul chemin qui lui conserve un minimum de dignité, celui de démentir que Pierre n’a jamais été  Pape comme elle l’a fait croire au monde entier. Sinon, elle serait obligée d’accepter un pape marié puisque Pierre l’était, et que tous les autres papes célibataires sont dans la déviation.

Serge DeMorier et Ben Hashemy

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