Adonaï(יהוה) est un Élohim de principes (El Shadaï). Il fait toute chose selon des principes bien établis par lui. Il ne fait jamais rien sans principe. A la Création, Il a fait les êtres et les choses de nature différente et a prescrit qu’ils puissent se reproduire chacun selon son espèce .c’est sur la base de ce principe que jamais une brebis ne peux engendrer un porcin et un manguier produire des oranges. C’est le principe de la séparation encore connu sous le nom de principe de la sanctification. C’est la violation de ce principe cher à lui, qui sera la cause d’une des crises majeures dans les relations de l’humain avec son Créateur à savoir : le Déluge.

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Debout sur le dos des fidèles pour être mieux inspiré.

De même avant la création du monde, il est dit qu’Adonaï(יהוה) a choisi d’avance des humains pour être ses enfants ainsi que d’autres qu’il a destinés à être des fils de perdition. C’est ce principe qui est appelé principe d’élection ou de prédestination.  Ce principe exclut l’idée d’un salut universel et énonce que seuls les élus seront sauvés.

Le choix et l’envoi des prophètes ne dérogent pas à la règle énoncée plus haut : il repose sur les deux principes de sanctification et de prédestination. C’est alors à travers ces deux principes que cet article tentera de faire la lumière sur la mission prophétique.

I - Les fils du Royaume  et les fils du Malin

La bible soutient que sur la surface de la terre cohabitent deux espèces humaines dénommées Fils du Royaume  et Fils du Malin .Ces deux espèces humaines se ressemblent comme des jumeaux au point de les confondre et de se méprendre sur leur compte. Ces deux types d’hommes, quoique créés par Adonaï, étaient voués à vivre séparés pour sacrifier au principe de la sanctification qui établit que chaque créature se développe selon son espèce. La ligne de démarcation entre les deux espèces était claire et nette : «  Vous observerez mes lois. Tu n’accoupleras point des bestiaux de deux espèces différentes ; tu n’ensemenceras point ton champ de deux espèces de semences ; et tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fils » (Lévitique 19/19).

1) La violation de la sanctification

Un évènement tragique va perturber cet ordre établi :

« Le Royaume  des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’Ivraie parmi le blé et s’en alla. Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’Ivraie parut aussi. Les serviteurs du maitre de la maison vinrent lui dire : Adon n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y’a de l’Ivraie ? Il leur répondit : c’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : veux- tu que nous allions l’arracher ? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’Ivraie vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : arrachez d’abord l’Ivraie, et liez la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. » (Matthieu 13/24-30).

Deux semences, destinées à se développer de façon séparée, vont se retrouver dans le même champ en violation flagrante du principe de sanctification.

L’explication donnée par l’Adon Iéshoua HaMashiah de la parabole du blé et de l’ivraie est la suivante : « Celui qui sème la bonne semence, c’est le fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du Royaume  ; l’ivraie, ce sont les fils du malin ; l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs ce sont les anges. Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son Royaume  tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité ; et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y’aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume  de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » (Matthieu 13/37-43).

Cette explication claire nous permet de comprendre qu’il y’a deux espèces d’hommes typifiés par les deux semences le blé et l’ivraie. Ils cohabitent sur la terre sans être de la même nature. Leur différence n’est pas le fait d’un quelconque bon ou mauvais comportement. Les fils du Royaume  ont été créés fils du Royaume  ils ne le sont pas devenus tout comme les fils de perdition :

« Car, quoique les enfants ne fussent pas encore nés et ils n’eussent fait ni bien ni mal, afin que le dessein d’élection d’Élohim subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, il fut dit à Rebecca : l’ainé sera assujetti au plus jeune ; selon qu’il est écrit : j’ai aimé Jacob et j’ai haï Ésaü. Que dirions- nous donc ? Y a- t-il en Élohim de l’injustice ? Loin de là ! Car il dit à Moshe : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais d’Élohim qui fait miséricorde. Car l’écriture dit à Pharaon : je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut et il endurcit qui il veut. Tu me diras : pourquoi blâme- t-il encore ? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ? O homme, toi plutôt, qui es- tu pour contester avec Élohim ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et vase d’un usage vil ? Et que dire si Élohim, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition, et s’il a voulu faire connaitre la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire ? » (Romains 9/11-23).

Le verdict est clair et incontestable le seul Souverain de l’univers a formé des hommes vases d’honneur (les fils du Royaume ) et des hommes vases d’un usage vil (les fils de perdition) selon le bon plaisir de sa volonté. Il ne se trouve sur terre aucun individu capable de contester cette élection qui, du reste, est antérieure à la fondation du monde.

2) La nécessaire cohabitation

Le blé et l’ivraie qui, dans le souci de celui qui les a créés, devaient se développer séparément, se retrouvent dans le même champ. C’est dans ce champ que l’ivraie va profiter des bénédictions destinées au seul blé selon qu’il est écrit : « afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes. » (Matthieu 5/45). Ainsi le blé(les bons) et l’ivraie(les méchants) se retrouvent vivant ensemble, bénéficiant des mêmes bénédictions, des mêmes privilèges tout en gardant leur nature propre. La pluie et le soleil dont bénéficient les deux semences (blé et ivraie) ne peuvent transformer le blé en ivraie et vice versa. La parabole du blé et de l’ivraie nous indique également qu’Elohim a refusé que ses serviteurs arrachent l’ivraie avant la période de la moisson. La raison de ce refus est que ses serviteurs risquent, en arrachant l’ivraie, d’arracher aussi le blé. On peut donc en déduire que le blé ressemble à l’ivraie comme pourraient se ressembler des jumeaux. La solution pour éviter tout risque de se tromper c’est de laisser les semences arriver à maturité afin que chacune porte ses propres fruits qui rendront alors sa nature plus manifeste. D’où cette cohabitation incongrue mais nécessaire à la sauvegarde de l’espèce Fils du Royaume.

3) Jacob et Esaü

Deux jumeaux dont la vie met plus de lumière sur le principe d’Election et de prédestination.  Avant leur naissance il fut dit à la mère que l’ainé sera assujetti au cadet et qu’Elohim a aimé Jacob et qu’il éprouve de la haine pour Esaü. Les Chrétiens affirment qu’Elohim aime et soutient ceux qui font le bien et déteste et abandonne ceux qui font le mal. Si leur théorie est vraie c’est que Jacob et Esaü ont vécu dans une vie passée. Or la bible déclare qu’il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le jugement (Hébreux 9/27).  S’ils n’ont pas vécu dans une vie passée et qu’ils n’ont fait ni bien ni mal, Elohim en aimant l’un au détriment de l’autre montre toute sa souveraineté dans l’élection et la prédestination. Nul ne peut ni par ses prières, ni par ses jeûnes, ni par diverses sortes d’ascèses l’amener à lui accorder de la faveur. Il fait toute chose selon le bon plaisir de sa volonté. Le choix des élus est terminé avant la fondation du monde. « En lui Elohim nous a élus avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Ieshoua HaMashiah, selon le bon plaisir de sa volonté. » (Ephésiens 1/4-5). L’élection étant terminée plus personne ne peut plus y prétendre la préoccupation de l’humain est de savoir à quel groupe il appartient.

II - Le temps des prophètes ou l’arrivée des moissonneurs

La parabole du blé et de l’ivraie fait la révélation suivante : « Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, Je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez- la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. » (Matthieu 13/30).

Et plus loin il est écrit : « L’ennemi qui l’a semé, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son Royaume  tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité ; et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 13/39-42).

Ces deux passages expriment la volonté d’Élohim de procéder à la fin des temps à la séparation de ce qui ne devait jamais être uni à savoir les fils du Royaume  et ceux de perdition afin que chacun puisse aller en son lieu.

Ce travail est-il précisé est confié au bon soin des anges. Dans ce travail les tâches sont bien reparties. Le maître d’œuvre, c’est Élohim lui-même ; le maître d’ouvrage ce sont les anges,  mais l’identité des ouvriers, des exécutants de ce travail est passée sous silence. Mashiah lui-même nous lève le voile sur leur identité lorsqu’il a fait cette déclaration :

« Car il s’élèvera de faux Mashiah et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. » (Matthieu 24/24).

Ici apparaît clairement l’identité des ouvriers des derniers jours : les faux messies et les faux prophètes.

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A la recherche certainement d'un démon dans les fesses de la fidèle

1) Les faux prophètes et les Fils de perdition

« Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point. » (Matthieu 3/12).

L’instrument qu’Élohim utilisera pour séparer les deux semences est le faux prophète typifié dans ce verset par le van. En effet de même que le van permet au vanneur de séparer les grains de la paille le faux prophète apparaît pour regrouper les Fils de perdition et les séparer des Fils du Royaume. De ce qui précède on peut déduire que la foule immense qui suit les faux prophètes ne compte en son sein aucun élu. Iéshoua lui-même l’a déclaré : 

« Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix, il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger, mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers…Mes brebis entendent ma voix ; Je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père,  qui me les a données est plus grand que tous, et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. » (Jean 10/3-29).

Comme on le voit aucun élu ne peut être séduit par les faux prophètes car, en totale sécurité dans la main d’Adonaï leur Élohim et leur Père.

Seuls les Fils de perdition constituent un terreau fertile pour les faux prophètes. On peut donc faire cette déclaration : «  Dis-moi qui tu suis et je te dirai quelle est ta nature ! » La Bible ne dit-elle pas : « Les goyim (les païens) se réjouissent en entendant cela, ils glorifiaient la parole de l’Adôn, et tous ceux qui sont destinés à la vie éternelle crurent. » (Actes 13/48). Par déduction, l’on comprend qu’il y a des individus destinés à la vie éternelle et d’autres destinés à la damnation et qui sont ceux susceptibles de suivre les faux prophètes.

2) Les vrais prophètes et les Fils du Royaume

Les vrais prophètes ont pour mission de récupérer les Fils du Royaume. Leur tâche n’est guère aisée à cause de la confusion ambiante. Ils peuvent être taxés d’être des faux serviteurs, des dirigeants de sectes et pourtant. Pour ne pas faciliter les choses, ils vivent généralement dans le dénuement pendant que les faux prophètes prospèrent et accomplissent de grands prodiges et des miracles. Mais il est écrit :

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.  Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. Gardez- vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. » (Matthieu 7/13-15).

Les vrais prophètes ne sont pas gens à drainer des foules, leurs modestes troupeaux n’ont rien pour impressionner mais satisfaisant le cœur d’Élohim :

« Ne crains point, petit troupeau ; car votre père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » (Luc 12/32).

Au total on retient que les prophètes qu’ils soient vrais ou faux sont des instruments entre les mains d’Adonaï(יהוה) pour opérer une œuvre de vannage, les vrais prophètes amassent les élus pour le Royaume  et les faux prophètes pour la géhenne. Ils sont donc très utiles.

Le Scribe

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