Le sujet du quatrième article est la doctrine de la compensation prêchée par les théologiens de la prospérité. Ils enseignent que : « Les chrétiens donnent pour qu’en retour Dieu les comble de biens matériels ». En traitant de ce point, les auteurs n’ont fait qu’habiller leurs propres idées par des versets bibliques et encore une fois produit une grande hérésie. Nous présentons les arguments des Pasteurs que nous critiquerons au fur et à mesure. 

Ce troisième article s’attache à montrer que l’enseignement théologique selon lequel « le sacrifice de HaMashiah rachète du péché de la pauvreté matérielle » est erroné. Il présente d’abord les thèses des évangélistes de la prospérité. Il les réfute ensuite en précisant les conséquences du sacrifice, puis il décrit l’état de pauvreté matérielle dans l’Église naissante, avant de souligner les enseignements des apôtres au sujet de la maladie et la pauvreté. Il conclut que le sacrifice de HaMashiah n’a eu aucun effet d’amélioration sur la condition matérielle des croyants au plan individuel et au plan collectif.  

La Bible est avant tout, un ouvrage spirituel. Mais, elle est aussi le livre juridique par excellence. En effet, de la Genèse à l’Apocalypse, le Droit jalonne les Écritures. Le psalmiste ne s’est donc pas trompé en disant :

«Que mes lèvres publient tes louanges car tu m’enseignes  tes statuts » (Psaumes 119/171).

Tous ceux qui ont connu Élohim ont aussi rencontré le code du droit d’Élohim. Voici ce qui est dit d’Avraham à cet effet :

« … parce qu’Avraham a obéit à ma voix, et qu’il a observé mes ordres, mes commandements, mes statuts et mes lois… » (Genèse 26/5).

Comme Élohim est Roi et qu’il possède un Royaume, alors Élohim est rattaché au droit, à la justice. Ne s’appelle-t-il pas Malkitsédek (Roi de Justice) ?

C’est ce domaine du Droit dans la Bible, que nous voulons aborder dans cette contribution. C’est pourquoi elle est  intitulée : « Au nom du droit ».

Dans le premier article, nous avons énoncé les doctrines de l’Evangile de la prospérité. Dans ce deuxième article, nous allons traiter de la première doctrine sur laquelle est fondée l’Evangile de la prospérité. Elle est la suivante : « L’alliance conclue avec Abraham donne droit à la prospérité matérielle »Nous réfutons cette thèse. Notre démarche consistera à présenter la position des tenants de la thèse, puis à critiquer cette position. 

La Chrétienté est de tout temps traversée par des courants de pensées.  Le problème actuel, objet de débat dans ce milieu, porte sur le fait que la prospérité matérielle du croyant y est vue par certains comme signe de la présence d’Elohim dans la vie de celui-ci. Cela ramène à trois questions spécifiques, à savoir : 

  1. Le croyant non prospère est-il possédé par des démons ?
  2. Le croyant non prospère est-il dans les liens d’un pacte diabolique ancestral ?
  3. Le croyant non prospère mène-t-il une vie de péché ?

Pour la clarté du débat, il faut définir ce courant de pensée, présenter ses principaux doctrinaires et sa doctrine.