Les dirigeants de l’Eglise Catholique disent avoir reçu de Pierre le pouvoir de remettre les péchés des hommes. Avant la période protestante, l’Eglise vendit même des lettres d’indulgence. Celles-ci donnaient aux acheteurs le droit de choisir un père confesseur et d’obtenir de lui l’absolution et l’indulgence plénière. Au début du 15ème siècle, JOHANES TETZEL, un dominicain, déploya ses talents de marchand dans l’art du commerce de péchés.

L’intérêt croissant de la population dans l’achat ‘‘des brevets d’impunité’’, indigna LUTHER. Il dénonça la pratique et le principe même des indulgences à travers ses 95 points de débat qu’il afficha sur la porte de l’Eglise. D’autres véritables croyants lui emboitèrent le pas. Cependant, le poids de leurs critiques n’a pas pu amener l’institution catholique à la repentance et à la conversion. La pratique subsiste encore de nos jours. L’impénitence de l’Eglise catholique devait pouvoir dissuader la rédaction d’un tel article. Mais, le pouvoir devant rester à la justice, les hommes épris de vérité ne plieront jamais l’échine aussi longtemps que cette Eglise fera de la propagande de l’hérésie son cheval de bataille. Cet article vise à montrer qu’aucun humain ne peut gracier son prochain de ses péchés.

1. L’absolution des péchés : une affaire du ciel

« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » (Mathieu 6/12) ;

« Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos offenses » (Mathieu 6/14-15).

La requête et l’exhortation susmentionnées révèlent que le pardon des péchés est une affaire du ciel. En effet, les péchés commis sur terre impactent négativement le ciel. C’est pourquoi Elohim dit que le ciel n’est pas pur à ses yeux (Job 15/15).

Ainsi donc, Le pardon des péchés relève de la souveraineté d’Elohim selon qu’il est dit :

« Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend pas de celui qui veut ni de celui qui court mais d’Elohim qui fait miséricorde » (Romains 9/15-16).

Le ciel est donc la sphère qui décide de pardonner ou de ne pas pardonner.

Aussi, faut-il noter qu’au début de l’histoire de l’humanité, l’homme fut vendu au péché. Depuis lors, ce que l’homme sait faire de mieux sur cette terre, c’est de manifester l’iniquité. La Bible dit même que l’homme boit l’iniquité comme de l’eau (Job 15/16).

Dans un tel état, sa destinée est la destruction éternelle. Elohim, dans sa miséricorde infinie, décréta le rachat de l’homme. La rançon exigeait du sang :

« Sans effusion de sang, il n’y a pas pardon de péchés » (Hébreux 9/22).

Le sang de l’homme pécheur ou celui des animaux ne pouvait satisfaire aux exigences du rachat. Il fallait du sang pur. Ainsi, par Ieshoua HaMashiah, le pardon des péchés fut obtenu selon qu’il est écrit : 

« HaMashiah est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de mains d’homme, c’est-à- dire, qui n’est pas de cette création, et il est entré une fois pour toutes dans le lieu Très Saint non avec le sang des boucs et des veaux, (non plus avec le sang des pères confesseurs), mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption perpétuelle » (Hébreux 9/11-12).

Après cette grande action du ciel en faveur de l’homme, des pécheurs s’élèvent, précisément les responsables de l’Eglise catholique, prétendant pouvoir absoudre, on ne sait par quel coup de magie, les péchés des hommes. Ce faisant, nous voyons dans leur attitude, Satan prenant le contre- pieds de ce qu’Elohim fait. La bible ne dit-elle pas que Satan est un transgresseur ?

2. Aucun médiateur humain n’est entre les offenses et le ciel

Etant libéré du joug du péché par le sacrifice expiatoire de Ieshoua HaMashiah, l’homme continue de bénéficier des bienfaits de cette grande action de Ieshoua HaMashiah. Son sang continue de purifier l’homme au quotidien de ses péchés commis par inadvertance selon qu’il est écrit :

« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son fils Ieshoua HaMashiah. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. La nouvelle que nous avons apprise de Lui, et que nous vous annonçons, c’est qu’Elohim est Lumière, et qu’il n’y a point en Lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec Lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la Lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Ieshoua son fils nous purifie de tout péché. Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pours nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité » (1Jean 1/1-10).

Voilà qui est clair. Il n’y a pas de médiateur humain entre l’offenseur et Elohim.

Quant à la possibilité pour l’homme de s’interposer entre les péchés et le ciel comme les dirigeants de l’Eglise catholique le font, la bible ne peut ouvrir cette voie. Et pour cause :

« Comment peux-tu dire à ton frère, laisse- moi ôter une paille de ton œil, toi qui a une poutre (ici, le péché) dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère » (Mathieu 7/4-5).

La question ici est de savoir si l’homme peut arriver à ôter lui-même la poutre de son œil ? A ce sujet, la bible est sans ambages :

« Un Ethiopien (nègre) peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien vous qui êtes accoutumés à faire le mal ? » (Jérémie 13/23).

L’homme se trouvant incapable d’ôter lui-même la poutre de son œil, Elohim ne peut envisager la possibilité pour celui-ci d’être un intermédiaire entre Lui et les péchés pour les absoudre. C’est de la prétention que de se donner pour vocation l’absolution des péchés.

Serge DeMorier

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