De l’Église à la Kéhila

Dans l’article précédent (cf. La restauration de l’Eglise, une loi de la vie (1)), nous avons présenté la ruine de la Kéhila, et en même temps donné l’espoir d’une restauration car il est établi que du pourrissement germe la vie chez Elohim et les êtres vivants. Dans ce présent article, nous allons parler de la restauration de cette Kéhila dégradée appelée Eglise. Ce rétablissement est une promesse d’Elohim (Actes 3/19-21). Dans sa réalisation, il suit un processus ayant des étapes à l’image du développement d’une plante. Iéshoua HaMashiah parlant de ce sujet a dit : 

« Il en est du Royaume d’Elohim comme quand un homme jette de la semence en terre ; qu’il dorme ou qu’il veille, nuit et jour, la semence germe et croit sans qu’il sache comment. La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi ; et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là » (Marc 4/26-29).

Ainsi, les étapes de la maturation du fruit, susmentionnées vont structurer notre travail de la manière suivante :

  •           L’existant avant William Marion Branham : l’herbe et l’épi ;
  •          L’introduction de la restauration avec William Marrion Branham : la graine ;
  •           L’après William Marrion Branham : la maturité ou la moisson.

1. L’existant avant William Marion Branham : l’herbe et l’épi

Avec la naissance de l’Eglise au 4ième siècle, la Kéhila va disparaitre jusqu’au 16ième siècle. Cette période de disparition correspond au temps où toutes les vérités méshihiques que les apôtres ont enseignées se sont volatilisées. C’est une longue période d’obscurantisme qui couvre les âges de Pergame, Thyatire, et Sardes. Ce dernier âge est celui qui vit la kéhila au bord de la mort. C’était aussi l’âge convenable pour Elohim d’intervenir. Il envoya à cet effet, d’abord Luther avec le message de la justification, et ensuite Wesley avec le message de la sanctification. La Kéhila commença à retrouver peu à peu des vérités perdues depuis le 4ième siècle. Il faut voir le temps de la Réforme protestante comme le début de la renaissance de la Kéhila. Cela équivaut aux étapes de l’herbe et de l’épi chez la plante.

2. L’introduction de la restauration avec William Marrion Branham : la graine

Nos réformateurs de la renaissance ont tenté, dans leur mission de retrouver la Kéhila. Leur œuvre fut vaine, car, au lieu de sortir du système même qui a tué la Kéhila, ils ont cherché à le corriger. Iéshoua HaMashiah vient chercher sa Kéhila et non l’Eglise. La réforme n’ayant donc pas donné satisfaction à Elohim, Il mandata William Marion Branham pour initier une restauration. Voici l’ordre de mission qu’il reçut :

« Comme Jean Baptiste fut envoyé pour terminer l’ancienne alliance, et introduire le Messie, ton message va régler tous les points en suspens et introduire le Messie juste avant sa venue » (André Morin, Biographie page 430).

Ainsi, Élohim donna à William d’ouvrir les sceaux pour révéler les vérités cachées qui avaient été scellées dans la Parole. Un exemple est « la semence du serpent » et « l’unicité du Créateur » en est un autre, etc. Par son œuvre, une grande lumière fut projetée dans la Kéhila. Avec lui, la graine venait d’être toute formée dans l’épi.

Cependant William ne restitua pas à la Kéhila toutes ses vérités perdues : le Nom d’Elohim par exemple. Situant l’importance de ce Nom dans le rapport entre le Créateur et ceux qui le reconnaissent et qui l’adorent, Iéshoua HaMashiah a dit :

« Je leur ai fait connaitre ton Nom, et je le leur ferai connaitre afin que l’amour dont Tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux » (Jean 17/26).

Depuis la perte des vérités méshihiques à William, ce Nom est ignoré. William ne l’a pas révélé ; alors que la connaissance de ce Nom est essentielle dans le salut selon qu’il est écrit :

« Car quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé » (Romains 10/13).

En sortant de scène, William nous a maintenus dans l’adoration de « Dieu » ; et pourtant, de son vivant, il a reconnu lui-même que le mot “Dieu’’ utilisé pour désigner le Créateur n’est pas exact, et en conséquence, il ne convenait pas pour LUI rendre un vrai culte. Voici son propre témoignage :

« Vous devez surveiller les mots de près, car, dans la langue anglaise (comme en français, tr.), un mot peu avoir un double sens. Par exemple, quand nous parlons de « Dieu », « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1/1).

Mais, en réalité, cela signifie : « Au commencement, Elohim… ». Le mot anglais (et en français, tr.) pour Elohim est Dieu ; cependant, ce n’est pas vraiment exact, car n’importe quoi peut se rapporter au mot “Dieu’’. Vous pouvez faire d’une idole un « dieu ». Vous pouvez faire d’un piano un dieu. De n’importe quoi, vous pouvez faire un dieu. Mais, il n’en est pas ainsi du mot Elohim. Il signifie “Celui qui existe par lui-même. Le piano ne peut exister par lui-même. Il n’y a rien d’autre qui puisse exister par lui-même. Le mot Elohim signifie « Celui qui existe toujours » (Dieu dévoilé P. 11).

Cette révélation montre que le Nom d’Elohim est inconnu, et qu’il faut le restaurer, et partant, le culte véritable aussi ; et encore bien d’autres choses toujours cachées ou qui posent des interrogations. Si cela n’est pas fait, la graine ne peut murir.

3. L’après William Marrion Branham : la maturité ou la moisson

Toute graine formée dans un épi attend nécessairement le soleil pour qu’elle soit mûre. Ainsi, la restauration renferme deux phases : le temps de la formation de la graine et le temps de sa maturation. Branham parle de ces deux phases en ces termes :

« Quand le messager de Malachie viendra, ce messager sera en accord avec la parole. Il présentera toute la parole depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. Il commencera avec la semence du serpent et conduira jusqu’au messager de la dernière pluie » Biographie page 389.

L’apôtre Jacques parle aussi de ces deux temps dans une exhortation : 

« Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il est reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison ». (Jacques 5 / 7).

L’on perçoit clairement à travers ses deux serviteurs que, c’est la pluie de l’arrière-saison qui fera murir la graine. Cela suppose qu’après William Marion Branham, un dernier messager apparaitra. Il vient pour poursuivre et achever la restauration commencée par Branham, avec le reste des vérités cachées. C’est alors que la Kéhila sera entièrement restaurée et mure, prête pour la moisson.

Serge DeMorier

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