Beaucoup de chrétiens affirment, de nos jours, que le don de parler en langues est la première preuve qui permet de savoir qu’une personne a reçu le Saint-Esprit. Fort de cette conception, nombreux croyants s’affligent à la pensée qu’ils ne sont pas remplis de l’Esprit Saint parce qu’ils n’ont pas eu cette expérience. Pour résoudre ce problème, ces personnes apprennent à parler en langues en suivant les conseils de « spécialistes en la matière » tels que Allan Rich (dont les vidéos sont diffusées sur internet) et bien d’autres qui sauraient comment parler en langues. Cette pratique n’est pas d’Élohim et c’est ce que cet article vise à montrer.

1. Le parler en langues est un don d’Élohim

Le parler en langues est un don qu’Élohim fait à ses enfants. Plusieurs passages des Ecritures l’attestent :

« Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Adôn ; diversité d'opérations, mais le même Élohim qui opère tout en tous. » (1 cor 12/4-6).

Ailleurs, il est écrit :

« Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit…à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. » (1 Corinthiens 12/7-10)

2. Élohim et la gestion de ses dons

Comme le disent les Ecritures, Élohim est le même, hier, aujourd’hui et pour toujours. S’il a une manière de faire, elle ne change pas. En ce qui concerne les dons, les Ecritures nous disent ceci :

-   Quand Élohim fait un don à un homme, il ne le reprend pas : « Car Élohim ne se repent pas de ses dons et de ses appels » (Romain 11/29)

-   Il fait grâce à qui il veut, et miséricorde à qui il veut : « Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j'aurai compassion de qui j'ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais d’Élohim qui fait miséricorde. » (Romain 9/15-16).

Le parler en langue étant un don d’Élohim, il n’échappe pas à cette règle :

« En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit…à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. » (1 Corinthiens 12/8-11)

Tout croyant ne doit donc pas s’attendre à parler en langues, pas plus que tout croyant ne devrait s’attendre à être apôtre. A ce sujet, Shaoul pose une série de questions auxquelles la réponse est bien sûre « non » :

« Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous ont-ils le don de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? » (1 Corinthiens 12/29-30).

Shaoul fit cette lumière à cause des corinthiens qui voulaient absolument avoir le don de parler en langues.

3. Le parler en langues n’est pas le signe qu’on est rempli du Saint-Esprit

Les « chasseurs » du don de parler en langues soutiennent aussi que c’est le signe initial qu’on est rempli du Saint-Esprit. Shaoul dit clairement le contraire lorsqu’il montre que tous les membres de l’église de Corinthe (ainsi que ceux des autres églises) avaient reçu le Saint-Esprit :

« Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. » (1 Corinthiens 12/13).

Pourtant, tous ne parlaient pas en langues :

« Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n'interprète, pour que l'Église en reçoive de l'édification.» (1 Corinthiens 14/5)

En conclusion, le parler en langues est un don qu’Élohim fait à sa Kéhila et il le donne à qui il veut. Ce n’est donc pas parce qu’on le veut qu’on l’aura. Aussi, le posséder n’est pas la preuve que l’on est baptisé du saint Esprit. Les chrétiens qui font mains et pieds pour parler en langues doivent faire attention car à force de rechercher ce don, ils sont amenés à en fabriquer et s’exposent à la tromperie du démon.

Benel

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