La loi de la restauration et la ruine de la Kéhila

Le projet de Satân est un projet global d’imposture, nous dit Esaïe 14/13-14. Depuis le Ciel, il a affiché son ambition d’être semblable au Très-Haut. Pour arriver à sa fin, Satân s’introduit dans les sphères de puissance et d’adoration pour se faire adorer. Il est même écrit qu’il ira s’asseoir dans le Temple de Jérusalem pour exiger son adoration (2 Thessaloniciens 2/3-4).

D’ici là, il s’est déjà offert le lieu Très-Saint de la Bible pour y porter son nom. Sous le nom de ‘’Dieu’’, Satân s’est glissé dans la Kéhila (l’Église) représentée par les sept chandeliers ou les sept étoiles. Par cette présence, la Kéhila que Iéshoua HaMashiah est venu bâtir et dont le fondement est posé par l’Apôtre Paul, est devenue une ‘’Église’’ avec un nouveau être adoré, un nouveau messie, une nouvelle doctrine, une nouvelle structure, etc. toutes sortes de choses ont plongé la Kéhila dans la confusion. Mais, nous disons que cette Kéhila méconnaissable sera rétablie car la restauration est une loi de la vie. C’est de cet important sujet de restauration que ce dossier se charge de traiter en deux articles dont voici le premier. Ce premier article gravitera autour des points suivants :

-       La loi de la restauration

-       La ruine de la Kéhila

De même qu’Élohim est vivant, l’œuvre de sa main est vie, comme le montre ce passage : « Que chaque chose produise selon son espèce.» (Genèse 1/11). L’on découvre à travers Genèse qu’Élohim n’a semé que la vie. Aussi, le triomphe de la vie sur la mort (1corinthiens15/54) est une certitude que le projet d’Élohim, dans sa progression, ne pourra jamais succomber aux intrigues des forces ennemies. C’est à juste titre qu’Élohim dit avec autorité que sa Parole ne peut retourner à LUI sans avoir accompli ses effets (Esaïe 55/11).

Lorsque l’œuvre d’Élohim est dans le tohubohu, Élohim intervient pour la rétablir selon le principe suivant: « Il me dit : fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre ? Je répondis: Adonaï(יהוה), tu le sais. Il me dit : prophétise sur ces os, et dis- leur : ossements desséchés, écoutez la parole d’Adonaï ! Ainsi parle Adonaï(יהוה) à ces os : Voici, je vais faire entrer en vous un esprit, et vous vivrez ; Je vous donnerai des nerfs, je ferai croitre sur vous de la chair, je vous couvrirai de peau, je mettrai en vous un esprit, et vous vivrez. Et vous saurez que je suis Adonaï(יהוה). Je prophétisai selon l’ordre qu’il m’avait donné. Et l’esprit entra en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds… » (Ézéchiel 37 /3-10). Ainsi, dans le chaos, l’œuvre d’Élohim se renouvelle de l’intérieur et se rétablit. Les exemples suivants illustrent bien nos propos:

-       La Bible ouvre ses premières pages sur un tohubohu, et fait voir la restauration qui s’en est suivie (Genèse 1/2-31).

-       Au temps de Néhémie, les juifs réchappés qui étaient restés de la captivité, vivaient dans la province au comble du malheur et de l’opprobre car les murailles de Jérusalem étaient en ruines, et ses portes consumées par le feu. La vie sacerdotale était arrêtée. La ville était dans le tohubohu. Élohim, par Néhémie, restaura Jérusalem en rebâtissant la clôture et en faisant redémarrer la vie intérieure (Néhémie 1/1-4).

-       En l’an 167 avant notre ère, une statue de Zeus (Dieu) est installée dans le temple de Jérusalem et, dix jours plus tard, des sacrifices y sont offerts à Dieu. Les Grecs interdirent aux juifs de faire circoncire leurs fils et d’observer le shabbat sous peine de mort, puis, ils les forcèrent à honorer les idoles et à manger du porc (Bible Restaurée, page 17). Élohim, par les Maccabées, opéra à restaurer le Temple, et la vie sacerdotale selon le judaïsme reprit.

-       Après la diaspora juive, il ne reste aujourd’hui que les ruines du royaume de David. Mais Élohim a promis le rétablissement du royaume des hébreux (Actes 1/4-7).

On retient que l’œuvre d’Élohim ne s’arrête pas sur les ruines. Une restauration en procède toujours.

Aussi faut-il noter que la restauration n’est pas l’apanage pour l’œuvre d’Élohim seule. Elle s’observe dans la vie des hommes, des animaux, des végétaux et des minéraux :

-       chez les hommes, on voit ceux-ci faire la réparation de leurs biens meubles et immeubles lorsque ceux-ci ne sont pas en bon état. L’Apôtre Jean a été appelé au ministère alors qu’il réparait son filet de pêche (Matthieu 4/21) ;

-       chez les animaux, on observe à certaines périodes, la mue dans le plumage, le poil, la peau comme c’est le cas chez les serpents ;

-       chez les végétaux, certaines plantes coupées ou mortes repoussent ;

-       chez les minéraux, l’argile par exemple, lorsqu’elle a été creusée et extraite, au bout d’un certain temps, la mine se renouvelle et elle est exploitée.

Au total, dans tous les milieux de vie, les êtres vivants renouvellent leurs biens lorsque ceux-ci vieillissent ou sont détruits tout comme Élohim face à son œuvre en péril car la restauration est une loi de la vie.

La mauvaise traduction du mot hébreu ‘’Kéhila’ ’qui veut dire ‘’communauté’’ par le mot gréco-latin ‘’Église’’ qui signifie ‘’société religieuse fondée par Jésus-Christ’’(le petit LAROUSSE), est un signe avant-coureur de l’altération de la Kéhila de Iéshoua HaMashiah. Chemin faisant, cette Kéhila a été conduite par des gens étrangers à la bérit hadashah (Nouvelle Alliance).

En effet, la Kéhila dans son caractère fondamental, a pour Être adoré Adonaï, l’Élohim d’Abraham ; et Iéshoua HaMashiah en est son Fondateur historique. Cette Kéhila, dans sa chevauchée, est arrivée en Europe. Dans ce continent, les enfants de Japhet, ‘’ (…) ont changé la grâce de notre Élohim en dissolution et (…) ont renié notre seul Rabbi (Maître) et Adon (Seigneur) Iéshoua HaMashiah’’ (Jude : 4). Ainsi :

-       Iéshoua HaMashiah a été remplacé par Jésus-Christ ;

-       les mystères de Iéshoua HaMashiah (le Méshihisme) sont devenus les mystères de Jésus-Christ (le christianisme) ;

-       la Kéhila est devenue l’Église ;

-       Adonaï, l’Élohim d’Abraham a été remplacé par les dieux de l’olympe.

Nathan André Chouraqui atteste de ce remplacement :

  • L’être adoré

« Pour Jéhovah, on a purement et simplement marié les consones de IHVH avec les voyelles de la prononciation de Adonaï. Les chrétiens qui ont fait cela n’ont fait que montrer leur profonde ignorance du principe biblique qui commande de ne pas prononcer l’imprononçable. Ce qui est invraisemblable, c’est que les deux mots les plus importants de la Bible, Adonaï et Élohim soient rayés, effacés des 1900 traductions existantes ! Au moment de réaliser ma propre traduction, je me suis aperçu qu’aucune de celles qui existaient depuis 2000 ans n’avaient jusqu’alors adopter cette clé, pourtant lumineusement évidente. Ce faisant, elles vidaient la Bible de son contenu essentiel et irremplaçable, et étaient toutes entachées du plus grand sacrilège. Les traducteurs étaient pourtant avertis par le commandement « tu respecteras le nom d’Adonaï Élohim » commandement dont dérivent tous les autres, y compris le « tu ne tueras point », puisque ne pas respecter le Nom, c’est en quelque sorte tuer l’Etre de l’être. Mais il y a pire : outre ce sacrilège, le véritable drame c’est qu’on nous propose en prime, au lieu du nom d’Adonaï Élohim, son exacte contraire : KURIOS THEOS, qui en grec désigne les dieux de l’olympe, puis les empereurs romains qui se sont attribués le nom de Dominus Deus, Théo, Deus, Dieu, ne sont autres que le Zeus, et le despote romain qui s’y assimile ! »

(http://WWW.nouvellescles.com/article.php3? Id article=3833)

Ce faisant, la tête de la Kéhila se trouve ainsi ‘’décapitée’’. Dorénavant, la ruine se présente à la Kéhila comme un malheur inéluctable. En plus, la Kéhila va être ôtée de son « vin » et de son « outre » comme en témoignent la doctrine enseignée de nos jours et la structure actuelle de l’Église.

  • La doctrine enseignée de nos jours

La doctrine à enseigner dans la Kéhila a été donnée par Iéshoua HaMashiah lui-même à ses Apôtres (les shlihim), comme il est écrit :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du père, du fils et du saint esprit, et enseignez leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mathieu 28 /19-20).

Cet enseignement appelé « enseignement des Apôtres » (Actes 2/42) ou « le conseil d’Élohim » (Actes 20/27) était la source des enseignements dispensés dans les Kéhilot (églises) locales au premier siècle. Seuls les Apôtres les détenaient.

Au moment de la traduction des textes du nouveau testament, ces archives étaient hors de portée de main des traducteurs. Ce qui indique que la « banque de doctrines » où l’on devait puiser les enseignements de l’Église, ne se trouve pas dans les versions actuelles de la Bible. Alors, chaque église invente sa doctrine et la véhicule. Ainsi, certaines communautés enseignent que le baptême d’eau sauve le néophyte qui s’y soumet ; dans d’autres, il faut manifester le signe du « parler en langues » pour être fils d’Élohim ; ailleurs, il faut être riche ou prospérer dans les affaires, etc.

Aujourd’hui, toutes les églises sans exception prêchent le salut par les œuvres et ont toutes adopté le concept de l’inculturation qui est de l’adaptation ou une doctrine de caméléon.

En somme, la Kéhila d’Iéshoua HaMashiah a été saccagée et dépouillée de sa substance qui fait sa force. Sur ses ruines, les Japhétistes ont élevé « l’Église » dont les rênes sont tenues par les dieux de l’olympe. La doctrine qui y est enseignée ne peut faire parvenir ses membres (les chrétiens) à la Nouvelle Naissance. La Kéhila devenue Église est inopérante. Elle est dans le tohubohu. Élohim se doit donc de la rétablir. C’est en prévision de cela qu’Élohim dit qu’Il maintiendra Iéshoua HaMashiah au ciel jusqu’à la restauration de toutes choses (Actes 3/19-21).

La restauration est un travail qui consiste à ramener à l’état initial un objet altéré : une bâtisse par exemple. On peut aussi restaurer des institutions fondamentales, des coutumes de peuples tombants en désuétudes : le Judaïsme par exemple fut restauré au temps de Néhémie et d’Esdras après le retour de la déportation à Babylone. Restaurer, c’est donc réparer, ôter ce qui est étranger et impur, et ramener ce qui était au départ. Pour ce qui concerne particulièrement la Kéhila, selon Genèse 12/1-4 et Genèse 17/7-9, Élohim est un héritage d’Abraham à la Kéhila. Il faut donc chasser les dieux de l’Olympe et ramener Adonaï(יהוה) l’Élohim d’Abraham. Il faut aussi ramener Iéshoua HaMashiah et chasser Jésus-Christ ou Mithra. En outre, il faut retrouver le « Conseil d’Élohim », et la structure stellaire qui donne à la Kéhila l’ordre dans celle-ci, etc. En d’autres termes, il faut passer de l’Église à la Kéhila. Ce sujet sera l’objet de notre prochain article.

Serge DeMorier

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