Le baptême des enfants est une pratique répandue dans l’église Catholique et aussi dans les églises réformées et luthérienne, appelées aussi pédobaptistes. A ce sujet, voici ce que dit Saint Hippolyte, un des pères du Catholicisme, dans son livre Tradition apostolique : « On baptisera d'abord les enfants. Tous ceux qui peuvent parler par eux-mêmes parleront. Quant à ceux qui ne le peuvent pas, leurs parents parleront pour eux, ou quelqu'un de leur famille ; on baptisera ensuite les hommes et enfin les femmes ».

Si ces églises pratiquent le baptême des enfants c’est parce qu’elles ont nécessairement des raisons. Quelles sont ces raisons ? Ont-elles une base biblique ? Ce sont à ses questions que cet article tentera de répondre.

1. Les arguments des défenseurs du baptême des enfants.

Les pédobaptistes et les catholiques ont, dans l’ensemble, les mêmes arguments pour soutenir la pratique du baptême des enfants. Nous avons recensé, celles qu’ils trouvent plus pertinentes :

a) La Bible ne l‘interdit pas : La Bible ne mentionne pas le baptême des enfants et ne l’interdit pas non plus. L’absence du baptême d’enfants proviendrait du fait que le Nouveau Testament ne décrit que la première génération de chrétiens.

b) La circoncision a été remplacée par le baptême : Dans l’ancienne alliance, le signe de l’alliance était la circoncision, et ce signe était donné aux enfants (Genèse 17/9-14). Par conséquent, le signe de la Nouvelle Alliance qui est le baptême devrait aussi être administré aux enfants des chrétiens.

Pour soutenir cet argument, le théologien Dr. R. C. Sproul soutient que « la circoncision dans l’Ancien Testament était un signe de l’Évangile de Jésus Christ » (Source : www.gty.org/resources/articles/A361/case-for-infant-baptism-the-historic-paedobaptist-position) , et argumente ensuite que si l’ancienne alliance était limitée aux juifs, la nouvelle alliance est plus inclusive et accepte toutes les nations et ne devrait donc pas priver les enfants qui sont déjà inclus dans l’ancienne alliance.

c) Des maisons et des familles entières furent baptisées : Le livre des Actes révèle que des adultes étaient baptisés, ainsi que leur maison entière : « Lorsqu'elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous pressa par ses instances » (Actes 16/15) ; « J'ai encore baptisé la famille de Stéphanas ; du reste, je ne sache pas que j'aie baptisé quelque autre personne » (1 Corinthiens 1/16).

Parlant du geôlier de Shaoul (Paul), voici ce qui est dit : « Et ils lui annoncèrent la parole de l’Adon, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. » (Actes 16/32-33).

On suppose que dans une famille, ils y a des enfants. Donc si la famille a été baptisée, les enfants l’ont surement été.

d) Les enfants font partie de l’Église et devraient donc être baptisés : Les enfants ont été acceptés par Ieshoua et nous ne devrions pas leur refuser le baptême (Matthieu 19/14). En 1 Corinthiens 7/14, Shaoul écrit :

« Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints ».

Sur la base de ces versets, les enfants de chrétiens (même d’un seul parent) font partie de la Nouvelle Alliance et devraient en recevoir le signe.

2. Analyse des arguments

Au vu des arguments brandis par les défenseurs du baptême des enfants, il ressort qu’il y a une confusion faite entre le baptême et la nouvelle naissance. En effet, la prescription de Ieshoua HaMashiah à ce sujet est très claire. Elle dit ceci : « Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » (Marc 16/15-16).

La prescription ici, nous dit que celui qui est baptisé est exclusivement celui qui a cru ; et à celui qui a cru, la bonne nouvelle a été préalablement prêchée. On ne baptise que celui qui a cru ou qui est né de nouveau. Le bébé est-il capable d‘écouter, de comprendre et de confesser pour naitre de nouveau ? Evidemment non. S’il ne peut pas naitre de nouveau, alors il n’a pas droit au baptême.

Aussi, la nouvelle naissance est-elle individuelle. Une personne ne peut pas naitre de nouveau pour elle-même et pour quelqu’un d’autre par représentation. L’enfant ne peut donc pas être considéré comme membre de la kéhila (Eglise) par représentation du fait que ses parents en font partie.

En conclusion, le baptême des enfants n’est pas une prescription de Ieshoua HaMashiah. C’est une hérésie !.

Benel

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