Job garde son intégrité malgré les épreuves !

De nos jours, un certain courant de pensée chrétien soutient que le croyant véritable n’est pas sujet à la souffrance et aux difficultés. Selon ce courant, celui qui met en pratique les commandements d’Élohim vit dans l’abondance et ne connait pas l’échec et les difficultés inhérentes à la vie de l’homme. Les tenants de ce courant vont plus loin et ordonnent : « Arrêtez de souffrir ! »

Cet article se fixe comme objectif de démontrer à travers les écritures que cette position est fausse. En effet, le croyant authentique, doit rencontrer les pires difficultés de la vie et donc souffrir même lorsqu’il ne commet aucun péché. Ce sujet sera traité selon les axes suivants :

La souffrance infligée au croyant comme récompense d’une vie de piété ;

La souffrance comme instrument de mesure de la fidélité du croyant ;

La souffrance infligée pour la seule gloire d’Élohim.

La souffrance comme instrument pour conduire le croyant à la maturité

 

1) La souffrance comme récompense d’une vie de piété

Le croyant qui vit pieusement en Mashiah entre automatiquement en conflit avec Satân, l’ennemi juré d’Élohim car, « quiconque veut vivre pieusement en Mashiah sera persécuté » (2 Timothée 3/12). Ce choix d’une vie de piété est un véritable défi, un affront que Satân ne peut accepter. Du coup, contrairement à ses partisans à qui il assure le confort sur terre, le croyant devra affronter au quotidien, les pires difficultés de la vie.

Adam, premier serviteur établi par Élohim lui-même pour administrer et gouverner la terre, va subir une attaque dont les conséquences vont être désastreuses pour l’espèce humaine toute entière :

-  Introduction de la misère économique dans l’existence humaine (Genèse 3/17-18)

-  Introduction de la mort (Genèse 3 / 17-19)

-  Perte du trône et du paradis (Genèse 3/17-19 ; 20).

C’est donc de bonne heure que Satân va montrer sa haine viscérale contre tout serviteur d’Élohim.

Iéshoua HaMashiah lui-même, venu dans le but de réparer les dégâts causés par la chute d’Adam, ne va pas échapper aux assauts de Satân. Il sera mis à l’épreuve à plusieurs reprises avant d’être mis à mort. Aucun être humain n’a traversé ce que Mashiah a connu comme souffrance et pourtant il ne se trouvait en lui aucun péché. On peut donc le dire sans contredits que tout être humain qui fait le vœu de servir Élohim doit s’armer de la pensée de souffrir car, plus il se montrera fidèle, et plus il sera persécuté, éprouvé (1 Pierre 4/1).

Que dire de Daniel et ses compagnons jetés dans la fosse aux lions et dans la fournaise ardente ? Que dire des apôtres, persécutés pour leur attachement à la personne et aux enseignements de Mashiah ?

Le but poursuivi par Satân dans ce cas d’espèce est de faire abjurer le croyant et le débaucher pour le mettre à son propre service car, quiconque se prosterne et l’adore reçoit en retour les royaumes et les richesses de ce monde (Luc 4/5-6).  

2) La souffrance comme instrument de mesure de la fidélité du croyant

Il arrive également que le croyant connaisse des souffrances atroces, parce qu’Élohim veut s’assurer que son serviteur lui reste attaché de façon désintéressée et non à cause des biens matériels dont il le couvre. Le cas le plus connu est celui de Job de qui Élohim lui-même rend témoignage devant Satân : 

« Adonaï dit à Satân : as-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et juste, craignant Élohim et se détournant du mal. » (Job 1/8).

La Bible offre deux explications de la souffrance infligée comme épreuve. La souffrance apparaît comme une épreuve destinée à évaluer le degré d’attachement et d’amour du Croyant pour son Créateur.

  • Élohim décide d’évaluer la fidélité de Job

Élohim lui-même déclare  que Job est intègre et juste, craignant Élohim et se détournant du mal, mais, face aux objections de Satân, il décide d’en avoir le cœur net. Il s’agit en fait d’une évaluation qui peut se résumer à travers cette interrogation : Job sert-il Élohim parce que ce dernier lui permet de jouir de beaucoup de biens et d’une bonne santé ?  Pour avoir la réponse à cette préoccupation, Élohim sollicite Satân afin de l’éprouver dans ses biens :

« Voici tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. » (Job 1/12).

Ainsi, à son insu, sans qu’il n’ait fait aucun mal, Job s’apprête à traverser l’un des moments les plus difficiles de sa vie. Son confort matériel allait prendre un coup et il ne le sait même pas : 

« Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient dans la maison de leur frères aîné, il arriva auprès de Job un messager qui dit : les bœufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d’eux ; des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul pour t’en apporter la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : le feu d’Élohim est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul pour t’en apporter la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné ; et voici, un grand vent est venu de l’autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison ; elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. » (Job 1/13-19).

En un seul jour, tout ce que cet homme a passé toute une vie à construire, se trouve complètement détruit. Il a tout perdu comme en un clin d’œil, mais comment accuse-t-il le coup ? C’est cela qu’Élohim et Satân attendent. Sa réaction est stupéfiante :

« Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête ; puis, se jetant par terre, il se prosterna, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. Adonaï a donné et Adonaï a ôté ; que le nom d’Adonaï soit béni ! » (Job 1/21).

Cette déclaration sonne comme un cri de triomphe dans l’adversité. Élohim pouvait être fier de son serviteur, et Satân au contraire subir de l’humiliation dans ce test qui se présente comme un véritable pari sur la tête du pauvre Job. Mais Satân n’en a pas fini avec lui qui suggère à Élohim de l’éprouver dans sa chair car de son point de vue, « tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie »  (Job 2/4).

Job va donc être frappé d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. Après avoir été éprouvé dans ses biens, notre homme connait à présent des soucis de santé. A croire que lorsque vous sortez victorieux d’une épreuve, vous en subissez une autre de plus grande ampleur.

Dans les deux épreuves, Job n’a rien attribué d’injuste à Élohim.

  • Bilan de l’épreuve         

Pour Job, le bilan est alarmant sur le plan matériel, il a perdu ce qui faisait sa renommée et par-dessus le marché, il porte dans sa chair une honteuse maladie. Toutefois, il est convaincu d’une chose, tout ce qui arrive à l’homme, c’est Élohim qui le permet. Cela transparait dans la réponse qu’il donne à sa femme :

« Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! Nous recevons d’Élohim le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! » (Job 2/10).

Malgré sa douleur, il reste combatif et est convaincu du fait que son malheur n’est pas  consécutif à un quelconque péché qu’il aurait commis. Mais il a appris une importante leçon, il reconnait désormais la souveraineté d’Élohim, et il le dit :

« Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s’oppose à tes pensées. » (Job 42/2).

Et il ajoute plus loin :

« Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. » (Job 42/5).

Job est sorti de l’épreuve plus mature et plus instruit dans la connaissance des voies d’Élohim, au lieu de le détruire l’épreuve l’a fortifié et l’a transformé positivement.

Pour Satân, c’est la défaite, Job ne lui a offert aucune occasion d’accomplir ce qu’il sait faire le plus c’est à dire l’accusation. Toutefois il faut lui reconnaître le mérite d’avoir permis à Job de s’améliorer et à Élohim d’avoir un serviteur plus aguerri.

Pour Élohim, le temps de cette épreuve infligée à Job, lui a permis de former son serviteur et lui permettre d’atteindre la maturité spirituelle. C’est également la victoire sur son ennemi qui n’attendait que l’effondrement de Job pour se réjouir. On peut dire qu’Élohim est  satisfait de son serviteur puisqu’il le rétablit selon qu’il est écrit : « Adonaï rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis ; et Adonaï lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé. » (Job 42/10).

3) Souffrir pour la seule gloire d’Élohim : Le cas de l’aveugle-né

« Ieshoua vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui firent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (Jean 9/1-2).

Cette question traduit la pensée juive selon laquelle, le mal arrive à l’homme lorsque lui ou ses parents se rendent coupables de péché mais Ieshoua va leur indiquer une autre façon de voir les choses, il dit :

« Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres d’Élohim soient manifestées en lui. » (Jean 9/3).

Cet homme est né aveugle, il a grandi aveugle, il a vécu aveugle jusqu’au jour de sa rencontre avec  l’Adon Ieshoua pour que ce dernier lui fasse recouvrer la vue pour que le nom d’Élohim soit glorifié. C’est uniquement pour ce jour et pour cette heure qu’il a porté cette cécité.

4) La souffrance comme instrument pour conduire le croyant à la maturité

La souffrance intervient également comme une épreuve dont la finalité est de former le Croyant et lui permettre d’atteindre la maturité spirituelle :

« Afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Ieshoua apparaîtra ». (1 Pierre 1/7) 

En résumé, on retient que, le croyant qui ne pèche pas, doit subir l’altération, les difficultés matérielles et des problèmes de toutes sortes. Sur la base de ce qui précède, il paraît prétentieux, et même illusoire aujourd’hui de s’imaginer qu’en vivant hors du péché (chose du reste impossible),  on puisse échapper à la souffrance. Job était sans péché, l’aveugle-né était  sans péché puisqu’il a contracté sa maladie dans le ventre de sa mère.

Ces pseudos pasteurs et prophètes qui annoncent la fin de la souffrance à leurs ouailles confessent par leurs déclarations qu’ils appartiennent au camp de Satân. C’est en effet lui qui a promis à Ieshoua  de lui donner tous les Royaumes du monde et leur gloire s’il se prosterne et l’adore :

« Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leurs gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu prosternes et m’adores. » (Mathieu 4/8-9).

Qui adorent-ils aujourd’hui ? Devant qui se prosternent-ils ? Qui servent-ils ? Le véritable Créateur est souverain et dispose de ses serviteurs comme il l’entend. Il n’est l’obligé de personne, et personne, quelle que soit sa grandeur, ne peut l’obliger à lui faire du bien. Le Shaliah Shaoul avait raison lorsqu’il disait :

« Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel  tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. » (Hébreux 12/8).  

Le Scribe

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