Un grand réveil sans messager attendu par les Branhamistes

Il y a plusieurs points de contradiction entre le prophète William Marion Branham et ceux qui se réclament de son message. Ces chrétiens que nous appelons « Branhamistes » font un usage si maladroit du message de William au point où l’on se demande s’ils y comprennent quelque chose. Leurs déviations sont nombreuses. Le sujet est donc vaste. Il est traité à travers une série d’articles dont voici le quatrième. 

 

Dans l’article précédent (cf. Laodicée et ses deux messagers), nous avons parlé de l’existence de deux pluies et de deux messagers : la pluie de la première saison avec le premier messager et la pluie de l’arrière-saison avec le deuxième messager. Les Branhamistes tout en refusant d’admettre la réalité d’un messager après W. M. Branham sont cependant dans l’attente d’un grand réveil :

« Nous attendons maintenant une visitation de la grâce d’Elohim, la plus puissante de toutes : la pluie de la dernière saison qui apporte la plénitude de la puissance d’en haut » (Lettre circulaire n 30, oct.1983, page 6).

A la question de savoir comment un réveil peut-il se manifester sans l’envoi d’un messager ?

Les Branhamistes répondent : « Elohim a commencé avec la puissance du Saint-Esprit, il finira avec la puissance du Saint-Esprit » (Ewald Franck Prédication de Bruxelles, 9 Avril 1988, p.14).

Croire à un grand réveil et en même temps nier l’envoi d’un grand messager à cet effet, nous paraissent absurde. De notre point de vue, il n’est pas possible qu’un réveil spirituel se manifeste sans la transmission par un messager de nouvelles vérités à l’Eglise. C’est l’affirmation que cet article se propose de démontrer.

1. Pour s’adresser à l’homme, les esprits s’incarnent

Nous disons que la terre est la sphère de l’homme. C’est sa zone de domination. A ce titre, l’homme demeure l’acteur principal des projets que les esprits de quelle que nature que ce soit envisagent entreprendre sur sa sphère. Ces esprits, bons ou méchants cherchent tous à avoir l’homme à leur service et comme leur prolongement sur la terre car celui-ci vient en complément à leur projet. Ils agissent donc pour l’homme et par l’homme qui fait connaitre leur volonté. Pour œuvrer sur la terre, ces esprits s’incarnent c'est-à-dire, ils saisissent un corps de chair qui reste pour eux une station de communication. Cette loi est aussi valable pour Elohim que pour Satan. Le Saint-Esprit obéit à la même loi. Les Ecritures nous viennent en soutien dans notre logique :

-       Le récit de l’exode des hébreux témoigne qu’Elohim, voulant libérer son peuple de la servitude de pharaon, entra en Egypte dans la chair de Moshé. L’on vit Moshé aller au devant de pharaon mais c’était le Saint-Esprit qui était en Egypte pour libérer son peuple selon sa promesse (Exode 3/7-8).

-       Satan aussi, nous dit le livre des Actes voulant saboter l’œuvre d’Elohim dans l’Eglise naissante de Jérusalem, utilisa un homme : « Ananias, pourquoi Satan a-t –il rempli ton cœur ? » (Actes 5/3).

-       Les « Komians » en Afrique et les médiums en Asie offrent de beaux exemples d’incarnation des suppôts de Satan.

De ce parcourt, nous soutenons que l’homme reste incontournable pour tout esprit qui désire œuvrer sur la terre. Au cas contraire, il ne peut atteindre son objectif. Pour ce qui concerne Elohim, nous savons que de tout temps, lorsqu’arrive le moment pour LUI de mettre une œuvre à exécution sur notre terre, le Saint-Esprit s’incarne. L’homme sur qui son choix se porte est son oint, son messager :

-       Aux jours de son ministère terrestre, Ieshoua prit la parole et dit : « l’Esprit d’Elohim est sur moi, car Elohim m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux humbles (….) pour publier une année de grâce d’Elohim et un jour de vengeance de notre Elohim » (Luc 4/18-19).

-       Au temps de sa dispensation, William dit la même chose : « vous vous souvenez qu’un jour, il y a quatre ans de cela, me trouvant à Chicago, l’Esprit d’Elohim tomba sur moi il me dit : «… ». (William Branham, Conduite-Ordre-Doctrine de l’Eglise, tome2, Questions et réponses du 27 Mai 1962, Dimanche soir, Brochure n°231, p.26-27, traduction française de Bourdoncle).

-       Les 7 Esprits d’Elohim envoyés par toute la terre (), sont les messagers des 7 âges de l’Eglise.

-       Ieshoua dit : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de de la terre… » (Actes1/8).

En somme, le Saint-Esprit ne peut opérer sur la terre des hommes sans un messager. Le Saint-Esprit sur la sphère terrestre est un homme. Etienne confirme cette vérité devant le sanhédrin en déclarant : « Vous vous opposés toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aujourd’hui. Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ?  » (Actes 7/51-52).

Pour Etienne, en s’opposant aux prophètes de l’ancienne alliance, les Hébreux s’opposaient au Saint-Esprit.

2. Le message et le messager : Un couple indissociable

Les prophètes de l’ancienne alliance étaient des instruments de l’Esprit d’Elohim. C’est ce que justifie leur expression introductive « Ainsi dit le Seigneur » ou « Ainsi parle l’Eternel » ou encore « L’Esprit du Seigneur est sur moi ». Le prophète Amos exprime cette vérité dans son livre : « Car le Seigneur, l’Eternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs, les prophètes » (Amos 3/7).

En termes clairs, il n’y a pas de message venant d’Elohim sans messager ou de prophéties sans prophètes. La Bible dit : « Je vous ai envoyé des prophètes » (Matthieu 23/34), et non « Je vous ai envoyé des prophéties ».

Il est clair que des prophéties ne peuvent parvenir à l’homme sans prophètes. Le message et le messager sont un couple indissociable. Ils vont de pair. Il ne peut avoir l’un sans l’autre. Le prophète Esaïe nous informe que pour mettre ce couple indissociable en route, le premier élément à choisir est le messager ; c’est alors que lui parvient son message :

« J’entendis la voix d’Adonaï, disant : qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis (le messager) : Me voici, envoie-moi. Il dit alors : va, et dis à ce peuple (donne ce message) » (Esaïe 6/8-9).

Au total, l’homme est le support dans la révélation prophétique. Des prophètes de l’ancienne alliance à nos jours, la révélation a échu successivement à Ieshoua HaMashiah, puis à ses Apôtres ; et depuis la fin de la période apostolique, elle est l’affaire des Etoiles qui se succèdent l’une après l’autre selon qu’il est écrit : « Et voici, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28/20).

3. Le réveil, le message et le messager : Un triplé scripturaire

Sous William l’enlèvement ne s’est pas produit. Cela indique que l’Epouse de Ieshoua est encore sur la terre. Elle a donc besoin de la visitation d’Elohim pour continuer et achever sa préparation. Le livre d’Ephésiens présente cette Epouse en ces termes : « C’est une Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Ephésiens 5/27).

Branham n’ayant pas amené l’Eglise à ce niveau de perfection, il faut absolument un autre réveil après lui pour le faire. C’est le sens du «dernier grand réveil» attendu par tous.

A ce propos, il faut dire qu’un « réveil » est l’effet induit d’un nouveau message à l’Eglise. C’est une nouvelle vérité qui vient à l’Eglise à un moment donné de sa marche pour relever un défi. Comme nous l’avons déjà montré, ce message est transmis à l’Eglise par un messager qui le revendique (Galates 1/8-9) ; et qui garde son empreinte.

Dans l’ancienne alliance par exemple, lorsque le message n’était pas du goût des hébreux, ceux-ci lapidaient le messager qui endosse les conséquences de son message. Ce comportement traduit le fait que derrière un message se trouve toujours un messager. Dans la nouvelle alliance également, toute nouvelle vérité qui parvient à l’Eglise est rattachée à un messager.

Dans l’histoire de l’Eglise, on parle de la justification (le message) liée au réveil de Luther(le messager). Il en est de même de la sanctification liée au réveil de Wesley, et du baptême du Saint-Esprit lié au réveil de Branham. On comprend dès lors que le réveil ne peut se produire sans un messager. Le réveil, le message et le messager forment un triplé scripturaire. Ainsi, si tous s’attendent à un grand réveil après Branham, tous doivent également s’attendre à un grand message après Branham, et tous doivent s’attendre de même à un grand messager après Branham.

Comment les Branhamistes vont-ils avoir leur réveil sans messager ? Nous attendons de voir.

Serge DeMorier

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