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Le missionnaire Ewald Frank

Dans la première publication, nous avons entrepris un éclairage sur le ministère d’Ewald Frank. Dans la même veine, nous venons, dans cette seconde parution, analyser le ministère de Frank à la lumière de la parabole du Blé et de l’Ivraie. Cet article veut, à travers cette parabole, placer ce ministère dans son temps et, toujours à la lumière des principes de fonctionnement d’Elohim, tirer les implications qui en découlent. L’analyse va se bâtir autour des axes suivants :

1. Une leçon de la parabole du semeur

La parabole du semeur dans Matthieu 13/24-30 nous dévoile l’existence de deux ouvriers différents, deux périodes d’activité différentes et deux semences différentes.

La loi qui se dégage dans cette parabole est celle-ci :

A la lumière de ce principe, voyons la dialectique réveil-sommeil.

2. La dialectique « réveil-sommeil »

L’Histoire de la Kéhilah (l’Église) est unique, mais elle est découpée en dispensations comme l’indique Apocalypse 1/10-11 :

« Je fus ravi en esprit au jour de l’Adon, et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette, qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée ».

Dans chaque dispensation il y a deux choses : Un réveil suivi d’un sommeil.

Le réveil permet le sommeil qui crée les conditions d’un nouveau réveil. Le seul réveil qui ne sera pas suivi de sommeil, est le dernier qui voit venir l’Enlèvement.

Si les Ecritures nous parlent de deux pluies, celle de la première saison et celle de l’arrière saison, cela signifie que chaque pluie a sa saison et qu’entre les deux pluies il y a une période de non pluie, donc de sécheresse. Un réveil est donc limité dans le temps. Ne pas le savoir peut être dangereux pour l’œuvre que nous conduisons car nous ne connaissons pas notre saison.

Le réveil produit l’Épouse et le sommeil produit la Dénomination. Il n’y a pas de réveil sans production de dénomination. Aucun réveil n’échappe à cette loi sauf le dernier. Shaliah Kefas (apôtre Pierre) énonce déjà la dialectique réveil-sommeil en ces termes :

« Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.» (2 Pierre 2/1).

Face à cette loi implacable, examinons le ministère de Frank à la lumière de la dialectique « réveil-sommeil ».

3. Le ministère de Frank à la lumière de la dialectique réveil-sommeil et les implications.

Le prophète William Branham quitte la scène en 1965. C’est la fin du réveil. Frank atteste la fin de ce réveil en ces termes :

« En 1966, commença pour moi la phase qui peut être la plus importante de ma vie. Comme on le savait, l’ensevelissement de frère Branham eut lieu juste après le Dimanche de pâques, le 11 Avril 1966. Je crois avoir dit ou peut-être même écrit une fois ou l’autre ce que je ressentis lorsque je vis le cercueil descendre dans la tombe. Je n’arrivais pas à comprendre que cela se passait réellement. Il m’était impossible d’imaginer comment l’épouse, sans ce ministère rempli de puissance et d’autorité allait être préparée et achevée… » (Ewald Frank lettre circulaire N° 33 Janvier 1987 page 8).

Avec la sortie de scène de William Branham, Elohim a fini de travailler dans cette dispensation. Il confirme cela par la bouche de son serviteur en ces termes :

« J’ai toujours eu de la réticence à dire ces choses pendant les quinze ou seize ans de mon ministère, mais maintenant l’heure vient où quelque chose est sur le point de se passer. Le message doit aller à un autre peuple. Pendant que nous sommes dans la présence de sa Sainteté….je crois que l’Eglise d’Amérique est sur le point d’être sortie. Elle est lavée, purifiée, elle est prête, la vraie Eglise. » (God’s prouved ways 15 janvier 1963, Phoenix en Arizona).

Elohim va passer à une autre nation (c’est un nouveau réveil, cela conformément à ces principes de fonctionnement). Pendant ce temps, il s’ouvre une période de sommeil pour l’Eglise, une période où Elohim ne parle plus. C’est à cette heure du silence d’Elohim que Frank apparait, arguant être mandaté par Elohim qui est entré dans le silence, avant un nouveau réveil.

Qui est donc ce serviteur qui parle quand le Maître se tait ?

Qui est ce serviteur qui travaille dans la nuit quand le Maître se repose ?

Partout où des hommes ont parlé quand Elohim se tait, la conséquence a toujours été la catastrophe. Aaron fut le premier à ouvrir cette école. Moshé (Moïse), la trompette d’Elohim, était monté sur la montagne pendant quarante jours avec Elohim. Il n’était plus à terre, au milieu du peuple. Elohim ne parlait plus à terre, mais il parlait avec Moshé sur la montagne. Devant le silence d’Elohim à terre, Aaron décida de parler et il introduisit le veau d’or (l’hérésie), qui donna naissance à un peuple-dénomination.

Avec son ministère (de la nuit), Frank a accompli l’implacable loi de la dialectique « réveil-sommeil », à savoir, l’ouverture de l’ère des dénominations issues du message de William Branham.

Le frère FAVRE dans une prédication en Avril 1979 à Kanga-Nianzé en Côte d’Ivoire, disait ceci aux croyants du message de William Branham :

« Nous sommes un petit troupeau mais il n’y a pas de groupe plus divisé. Un homme a été puissamment employé par Dieu. Mais on a pas vu le Seigneur de l’homme mais l’homme du Seigneur ».

Au regard des enseignements de la parabole du semeur et de la dialectique « « réveil-sommeil », l’on est en droit de s’interroger sur les fondements du ministère de Ewald Frank, tant il grouille de beaucoup d’inconvenances par rapport aux lois de fonctionnement d’Elohim.

A la prochaine parution, nous ferons d’avantage de lumière sur le curieux ministère de Frank.

Ben Berakha

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