Par « trône », nous entendons un espace géographique où siège un pouvoir : Le Quartier Général de l’autorité. En effet, toute autorité, qu’elle soit spirituelle ou temporelle, a un trône. Par exemple, l’Élysée, en France, est le siège du pouvoir français. C’est le cas :

  • de la Maison blanche, aux États-Unis ;
  • du Kremlin en Russie ;
  • du Temple de Jérusalem qui était le trône d’Élohim sur terre.

Satân règne donc il a un trône. Ce qui est confirmé dans les Écritures :

« Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satân(…) là où Satân a sa demeure » (Apocalypse 2/13).

Ce verset des Écritures indique que Satân, bien qu’étant un être spirituel, a son trône sur la terre. De ce trône, il gouverne toute la terre à travers les administrateurs qu’il a établis :

« Le Diable l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre, et lui dit : je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi » (Luc 4/5-6).

Examinons les trônes successifs de Satân de l’Antiquité à nos jours.

  1. Les différents trônes de Satân dans le monde antique

Élohim (le Créateur) ne travaille pas partout dans le monde en même temps. Son œuvre est spatialement dynamique et permet de voir des centres :

« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de de la terre… » (Actes 1/8).

Satân ne fait rien d’original car c’est un imitateur. Son œuvre obéit au même principe que celui d’Élohim. En effet, tout comme Élohim, Satân ne travaille pas partout en même temps. Son œuvre est spatialement dynamique et permet de voir des centres. Depuis toujours, il s’est donné de grands foyers qui ont eu l’impérium mondial. Il y eut successivement : Babel, l’Égypte, Babylone, la Perse, la Grèce et la Rome des Césars. Et tant qu’il n’est pas encore lié et jeté en prison (Apocalypse 20/2-3), il continuera de s’offrir des postes de commandement sur la terre. Le trône Satanique étant dynamique, où peut-il être localisé de nos jours ?

  1. Le trône de Satân dans notre monde contemporain

«Tu disais en ton cœur : je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles d’Élohim ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très- Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse » (Ésaïe 14/13-15).

Nous voyons à travers ce passage que Satân aime les hauteurs. Donc, si un lieu doit être sa capitale, il faut le rechercher parmi les endroits élevés de la terre.

Comme nous l’avons dit précédemment, Rome figure parmi les bases qui ont servi de direction à Satân. Seulement, la Bible prévoit le règne de Rome en deux phases selon qu’il est écrit :

« Et je vis l’une de ses têtes blessée à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête » (Apoc.13/3). « Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête parce qu’elle était, qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaitra » (Apocalypse. 17/8).

La première phase de son règne fut le temps de la Rome des Césars.

Selon Apocalypse 17, une femme dominera le monde dans la deuxième phase de l’empire romain. L’identité de cette femme est ainsi donnée :

« La femme (une Église) que tu as vue, c’est la ville (le trône) qui a LA ROYAUTE sur les rois de la terre » (Apocalypse 17/18) « c’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. Les sept têtes sont SEPT MONTAGNES sur lesquelles la femme est assise [qui domine, qui règne] » (Apocalypse 17/9).

«Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles [elle est très riche] » (Apocalypse 17/4).

Il faut donc rechercher dans l’empire romain une ville religieuse à influence mondiale, très riche et située sur sept collines. La seule ville qui répond à ces normes est la Cité du Vatican à Rome. Son pouvoir est un pouvoir religieux : la Papauté.

Avec fierté, des poètes et des orateurs ont fait l’éloge de cette ville. Virgile écrit à son sujet:

« Seule Rome est devenue la merveille du monde et seule dans son enceinte elle renferme 7 collines » (Scilicet et rerum facta est pulcherrima RomasSeptemque una sibi muro circumdedit arces.) (Georg., liv. II 531-335).

À une époque bien postérieure, on se servit de ce langage pour désigner un citoyen romain. Symmaque, préfet de la ville et dernier grand-prêtre païen, en qualité de représentant impérial, en recommandant un de ses amis à un autre ami, nomma la ville de Rome de la façon suivante : « De septem montibus virum», un habitant des 7 montagnes, voulant dire par là « un citoyen romain», (SYMMACHUS, liv II Epist B, note, p. 63. )

Aujourd’hui, nul n’est sans ignorer que notre monde dont Satân dit être le propriétaire (Luc 4 /5- 6), marche sous la direction du Vatican.

À cet égard Properce parle de :

« La haute cité bâtie sur 7 collines qui gouverne le monde entier » (Septem urbs alta jugis toto quae préesidet orbi.) (Liv. III. Eleg. 9, p. 721). Martial va dans le même sens en disant : « 7 montagnes qui gouvernent » (Septem dominos montes.) (Liv. V. Ep. 64, p. 254).

Au total, à notre époque, le siège de la Papauté au Vatican, ville très riche et entourée de sept (7) montagnes est le trône de Satân. C’est de là qu’il gouverne le monde entier.

Serge DeMorier

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