Les Écritures déclarent: « La sagesse de l’homme prudent, c’est l’intelligence de sa voie ; la folie des insensés, c’est la  tromperie »  (Mishlei 14/8).  Nous allons, à la lumière de cet indicateur de la sagesse, montrer que la papauté est une institution insensée car trompeuse. Pour ce faire, nous allons dans cet article, examiner  ‘’la vie des Papes à la lumière des exigences d’une fonction spirituelle’’. Notre analyse de ce sujet va porter sur deux points :

-     Les exigences d’une institution spirituelle : le cas des Évêques

-     La vie des Papes à la lumière des exigences d’une institution spirituelle : viol ou fidélité ?

  1. Les exigences d’une institution spirituelle : Le cas des Évêques

Toute institution spirituelle a ses exigences. Voici ce que déclarent les Écritures sur les exigences de la fonction des Évêques :

« Cette parole est certaine : si quelqu’un aspire à la charge d’Évêques, il désire une œuvre excellente. Il faut que l’Évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de la Kéhilah (communauté) d’Élohim? Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable.» (1 Timothée 3/1-2)

Au total, il ressort de ce texte que, l’Évêque en plus d’être monogame (mari d’une seule femme), doit être l’exemple vivant de la probité morale. S’il ne satisfait pas à ces exigences, il est impropre à cette fonction. Le Shaliah Kéfas, que le catholicisme prétend avoir été le premier Pape, était Évêque selon qu’il l’affirme lui-même :

« Voici les exhortations que j’adresse aux Évêques qui sont parmi vous, moi-même Évêque comme eux, témoins des souffrances de Mashiah, et de la gloire  qui doit être manifestée.» (1 Pierre 5/1).

Comme il était Évêque et conformément aux exigences de cette fonction, il  était marié (monogame). La Bible en effet, parle de sa belle-mère :

« Iéshoua se rendit à la maison de Kéfas dont il vit la belle-mère ayant la fièvre » (Matthieu 8/14).

Shaliah Shaoul confirme le statut de marié de Kéfas en ces termes :

« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres shlihim, et les frères de l’Adôn, et Kéfas? »

Concernant sa probité morale, son exhortation à ses contemporains dans sa première épitre, les chapitres 3, 4 et 5 suffisent largement pour se rendre compte des grandes valeurs spirituelles défendues par ce grand Shaliah. Kéfas donc, avait une existence conforme aux exigences de sa fonction. Qu’en est-il de la Papauté ?

  1. La vie des Papes à la lumière des exigences d’une fonction spirituelle : Fidélité ou viol?

Le Pape est d’abord Évêque, avant de s’autoproclamer super Évêque (Pape) sur les autres Évêques. Au regard des exigences que requiert la fonction d’Évêque, examinons la vie morale des Papes tout au long de l’histoire de l’Église Catholique. Nous relatons à ce sujet quelques extraits de documents écrits : 

  1. La vie morale des Papes
  • Le Pape Formose (891-896) :

« Neuf mois après la mort de Formose, son cadavre fut exhumé de la crypte papale et traduit devant un concile ‘’cadavérique’’ présidé par Etienne (le nouveau Pape). Le Pape décédé fut accusé d’avoir convoité la dignité papale et tous ses actes furent annulés… le corps fut dépouillé des vêtements pontificaux et les doigts de la main droite amputées » (Nouvelle Encyclopédie catholique)

Quels sont les fondements scripturaires d’un tel jugement ? Cela a tous les traits de cannibalisme.

  • Le Pape Etienne VI (896-897) :

« Quelques mois après (le procès du cadavre de Formose), une violente riposte mit fin au pontificat du Pape Etienne ; il fut dépossédé des insignes pontificaux, incarcéré et étranglé » (nouvelle Encyclopédie catholique)

Quels sont les fondements scripturaires d’un tel jugement ? Cela a tous les traits d’un règlement de compte plutôt que de la spiritualité.

  • Le Pape Sergius III (904-911) :

« Ses deux prédécesseurs immédiats (. //) furent étranglés en prison. À Rome, il fut soutenu par la famille de Théophilacte dont on pense que l’une des filles, Marozia, lui donna un fils (qui devint plus tard le Pape Jean XI). (Nouvelle Encyclopédie catholique)

L’autorité spirituelle ici est choisie par des humains et mieux par des bourgeois plutôt que par le Créateur. Cela sur la base des intérêts charnels.

  • Le Pape Etienne VII (928-931) :

« Dans les dernières années de son pontificat, le Pape Jean X (…) avait encouru le courroux de Marozia, la Donna senatrix de Rome, et avait été emprisonné et assassiné. Marozia donna alors la tiare au Pape Léon VI, qui mourut après six mois et demi de règne. Etienne VII lui succéda, probablement grâce à l’influence de Marozia. (….). Durant ces deux années de pontificat, il fut sous la coupe de Marozia. » (Nouvelle Encyclopédie catholique)

Le spirituel est sous la coupe de la femme, et bien plus de la prostituée.

  • Le Pape Jean XI (931-935) :

« À la mort d’Etienne VII (….), Marozia, de la maison de Théophilacte, obtint la papauté pour son fils Jean, un jeune homme d’un peu plus de vingt ans (…..). Au cours de son pontificat, Jean se laissa dominer par sa mère ». (Nouvelle Encyclopédie catholique)

Le spirituel est sous la coupe de la femme, et bien plus de la prostituée.

  • Le Pape Jean XII (955-964) :

« Élu alors qu’il était à peine âgé de dix-huit ans, des documents d’époque confirment qu’il ne s’intéressait pas aux choses spirituelles, se livraient à des plaisirs grossiers et menait une vie débauchée sans la moindre retenue. » (the oxford Dictionary of Popes).

  • Benoit IX (1032-1044 ; 1045 ; 1047 ; 1048) :

« Tristement connu pour avoir vendu la papauté à son parrain et l’avoir revendiqué ensuite par deux fois » (la Nouvelle Encyclopédie britannique)

  1. Papauté et mariage

« Papes mariés : les 37 premiers auraient pu se marier. On sait qu’Hormidas (514-23) fut le père de Silverius (536-37). Dernier Pape marié : Andrien II (867-72). Plus tard des veufs furent plusieurs fois élus. Alexandre VI (Rodrigue Borgia) élu en 1492 avait eu six enfants (sans avoir été mariés) avant son élection » (Roger Garaudy : Biographie du XXè siècle, page 458).

« A l’époque de Charlemagne (près de deux siècles après la révélation coranique), des prêtres étaient polygames et ce n’est que sous Grégoire VII (1020-1085), que le vœu de chasteté fut infligé au clergé. (Roger Garaudy : Biographie du XXè siècle, page  363)

  1. Papauté et  vie de licence

« Dans le Daruin de Jean Burchard, on peut lire ceci : le dernier Dimanche du mois d’Octobre, au soir, soupèrent avec le Duc de Valentinois, dans la chambre d’Alexandre VI, au palais apostolique, cinquante belles prostituées, appelées courtisanes, qui après le souper dansèrent avec les valets et d’autres personnes qui étaient là, vêtues de leurs habits d’abord, puis toutes nues. Le souper achevé on disposa les candélabres ordinaires de la table, avec les chandelles allumées et on sema par terre, des châtaignes que les prostituées ramassaient, en se promenant sur les pieds et sur les mains toutes nues entre les candélabres. Le Pape, le Duc et la Lucrèce sa sœur étaient présents et contemplaient. Enfin, on apporta les cadeaux : manteaux de soie, paires de chaussure, toques et autres objets destinés à ceux qui connaîtraient charnellement le plus des susdites courtisanes. Elles furent charnellement caressées en public dans l’enceinte même, les assistants jouaient le rôle d’arbitres. » (Georges J.Demaix : Les esclaves du Diable, page 28)

Dans cette même veine, voici un autre témoignage sur la vie des Papes et la mondanité des prêtres :

« Au moyen âge, écrit un éminent professeur de l’université catholique de Paris, on acceptait très bien qu’un Pape, un cardinal puisse avoir des faiblesses dues à sa nature humaine. Des Papes et des cardinaux ont eu parfois des maîtresses et des enfants naturels. On le savait, on l’admettait. On ne s’en offusquait pas, on ne le dissimulait pas. Qu’ils aient été en contradiction avec la morale catholique, qu’ils aient commis des fautes, voire des péchés dits mortels, ne regardait que leur conscience. Comme exemple, le même auteur relate : ‘’c’est ainsi que, pendant toute une partie de cet âge de fer de la papauté, c’était le bon plaisir des femmes et des filles d’un haut fonctionnaire de la cour pontificale, qui disposait de la tiare. Elles étaient les maîtresses à peu près incontestées, de Rome et de l’État pontifical. L’une d’elle, Marozie, épouse vers 905 d’Albéric, Marqis de Camerino, aurait été la maîtresse du Pape Serge III aux mœurs dissolues malgré ses qualités intellectuelles. Après avoir fait élire le Pape Jean X, Marozie, le trouvant trop indépendant, le fit étouffer sous son oreiller (928).

Ce n’est nul autre que son propre fils (né bâtard d’elle et du Pape serge III) qui monta sur le trône pontifical, alors que son deuxième fils (né de son mari)  était dictateur de Rome et des États pontificaux. Le comble fut le couronnement de Jean XII, son plus jeune fils (955-964) qui n’avait pas vingt ans et dont la vie fut un perpétuel scandale. On dit de lui : ‘’il scandalisa Rome en remplaçant matines par des banquets, en pratiquant la chasse plutôt que les bonnes œuvres, et en menant une vie de débauche’’. ‘’Il passait ses jours et ses nuits au jeu ou dans des orgies où il buvait à la santé du diable. (André Morin, Tous les chemins mènent à Rome, page 44-45)

« J’ai honte de le dire, mais je crois dangereux de le taire. Plusieurs d’entre vous sont tellement subjugués par la passion qu’ils permettent à d’obscènes courtisanes d’habiter dans leur demeures, de partager leur nourriture, de se montrer avec eux en public. Conquis par leurs charmes, ils les laissent diriger leur maison, instituent leurs bâtards pour héritiers….. et afin que ces femmes puissent être parées, les églises sont dépouillées, les pauvres souffrent » (André Morin, Tous les chemins mènent à Rome, page 44-45)

  1. Papauté et violence
  • Prière pour la guerre en faveur du Reich

« les Évêques catholiques réunis à Fulda demandent la bénédiction et la victoire (….). Le synode des Évêques catholiques allemands à Fulda a recommandé l’introduction d’une prière pour la guerre, prière spéciale qui doit être lue au début et à la fin de chaque office. Cette prière supplie la providence de bénir les armes allemandes en leur accordant la victoire et de protéger la vie et la santé de tous les soldats. Les Évêques ont également donné des instructions aux prêtres pour qu’au moins une fois par mois, dans un sermon dominical spécial, ils aient une pensée pour les soldats allemands qui combattent sur ‘’terre, sur mer et dans les airs’’ » (première édition du New York Times du 7 Décembre 1941)

L’article fut retiré des éditions  suivantes du journal. Le 7 Décembre 1941, le Japon, allié de l’Allemagne nazie, attaquait la flotte américaine à Pearl Harbor.

(extrait de ‘’La révélation le grand dénouement est proche. page 238)

  • L’assassinat des réformateurs

 Jean Hus : « …Hus, reconnu orthodoxe par l’inquisiteur, Nicolas de Husinec, quitte Prague,….pour se rendre à Constance, devant le concile général où il a été cité. Son procès ouvert le 5 Juin 1415, n’est qu’une longue suite d’accusations et d’humiliations…Il est conduit au bûcher le 06 Juillet, et y meurt. » (Le Protestantisme. Page 30-31)

 Jérôme Savonarole : « … En 1497, le Pape l’excommunia. L’année suivante, il fut arrêté, torturé, puis pendu…Son corps fut brûlé et ses cendres jetés dans l’Arno. » (Témoins de Jéhovah, l’humanité à la recherche de Dieu, page 313)

 Les Albigeois : « ... ainsi nommés d’après la ville d’Albi, où ce mouvement comptait de nombreux adeptes. Ils….rejetaient les doctrines de la trinité, de la naissance virginale de Jésus, de l’enfer de feu et du purgatoire. Ils critiquaient donc activement les enseignements de Rome. C’est pourquoi le Pape Innocent III donna des instructions pour qu’on persécute les Albigeois. ‘’s’il est nécessaire, précisa-t-il, vous pouvez demander aux princes et au peuple de les exterminer par l’épée.’’ On organisa donc une croisade contre les hérétiques. À Béziers, les croisés catholiques massacrèrent 20.000 hommes, femmes et enfants. » (Témoins de Jéhovah, L’humanité à la recherche de Dieu, pages 281-282)

  1. Jean Paul II un dangereux renard

« Au cours de la deuxième guerre mondiale, sous l’inspiration du Vatican, l’Allemagne avait un programme d’extermination des Juifs. Le camp de concentration d’Auchwits a été célèbre pour sa cruauté. Les dirigeants de la société de produits chimiques, IG farben (productrice du gaz de cyanure), ainsi que les nazis Herman Goering, Henrich Himmler et Reinhard Heydrich ourdirent un plan pour la solution du problème juif. Quelle sorte de gaz devait être utilisée  pour exterminer les juifs ?  C’est ainsi que le gaz de cyanure fut adopté et livré au cruel camp de concentration d’Auschwits. Dans les années 40, l’employé de IG Farben, Karol Wojtyla, l’actuel Pape Jean Paul II, était livreur de ce dangereux gaz. Il était aussi employé en qualité de chimiste pour la fabrication de ce gaz qui a conduit plusieurs millions de Juifs à la mort. Jean Paul II est donc un Nazis, un criminel de guerre.» (L’ATHENIEN mensuel d’expression religieuse et philosophique, 7è année N°9 page 2).

La liste des dérives de la papauté est longue : Assassinats, vols, vie de débauche, hérésie, crimes contre l’humanité, etc. Aujourd’hui encore (An 2000- 2017), la dépravation sexuelle des hauts dignitaires de ce système, le décès à polémique de Jean Paul Ier, et biens d’autres dossiers noirs constituent la sombre vie du système papal, en violation flagrante des enseignements d’Hashem. La Bible déclare :

« Leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se servent de leur langue pour tromper ; ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic ; leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume ; ils ont les pieds légers pour répandre le sang ; la destruction et le malheur sont sur leur route ; ils ne connaissent pas le chemin de la paix ; la crainte d’Élohim n’est pas devant leurs yeux. » (Romains 3/13-18).

Que dire donc de ce sacerdoce dont la voie rime avec la tromperie? Les Écritures saintes nous ont déjà devancé dans la réponse : « La folie des insensés, c’est la tromperie ».  La papauté est un système insensé

Ben Berakha 

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