Il a été révélé par la presse américaine que depuis 1950, 6721 prêtres ont été accusés d’abus sexuel aux Etats-Unis. Cette révélation a eu l’effet d’un tsunami au pays de l’oncle Sam où de plus en plus, les cas d’agressions sexuelles éclaboussent même la haute hiérarchie de l’église catholique.

L’inquiétude et la déception sont telles que 140 théologiens, éducateurs et responsables laïcs ont décidé de lancer une pétition dans le but d’obtenir la démission collective des 420 évêques que compte ce pays comme ce fut le cas très récemment au Chili. Les concernés eux-mêmes envisageaient offrir de nouvelles mesures afin d’aider les victimes mais surtout faire en sorte que de tels actes ne se reproduisent plus jamais.

Avant la tenue de l’assemblée générale qui devait consacrer l’adoption desdites mesures par vote, le Pape François leur a intimé l’ordre de ne point se prononcer sur des mesures de lutte contre les abus sexuels. Cette initiative est stoppée net au grand désarroi des victimes et certainement pour le bonheur de ces nombreux bourreaux encore cachés. Cet article est rédigé avec l’objectif de dénoncer cette intrusion du Vatican, de mettre en lumière les vraies motivations du pape argentin avant d’exposer l’église catholique telle qu’elle est, une organisation qui prospère dans le mensonge.

1. Le contenu de l’initiative des évêques américains

Les évêques américains proposaient d’établir un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la mise en place d’une nouvelle commission d’enquête qui devait être dirigée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique. Un centre d’appel devait également être mis en place pour permettre aux victimes de signaler les cas d’abus et des mauvaises conduites des prêtres et des évêques. Ce sont ces mesures révolutionnaires que les évêques américains s’apprêtaient à voter quand ils ont été stoppés net par le pape.

2. Les raisons officielles avancées par le Pape

Selon le président de la conférence des évêques américains, le cardinal Daniel Di Nardo, une lettre du pape leur demandait de veiller à ce qu’aucun vote ne soit tenu lors de cette session extraordinaire, contrairement à ce qui était prévu. Le cardinal Blase Cupich a confirmé que le Vatican avait demandé un report du vote, estimant que la conférence épiscopale organisée au mois de Février 2019 à Rome devrait permettre de définir des lignes de conduites internationales. Ainsi, la raison officielle de cette intrusion du pape dans les affaires du clergé américain c’est que, le Vatican lui-même s’apprête à organiser une réunion à Rome pour permettre à l’ensemble de l’église de prendre de façon collective des mesures qui s’appliqueront à tous. Précisant qu’il faut décourager les initiatives sectaires qui pourraient s’avérer dangereux pour l’ensemble de la communauté. C’est ensemble que l’église connait ces problèmes et c’est ensemble qu’elle doit les résoudre serait-on tenté de déduire. Mais à l’analyse, les vraies motivations du pape sont ailleurs. Quelles sont- elles ?

3. Les vraies motivations du Pape François

Le Pape, il nous semble, mesure plus la gravité du problème posé par les abus sexuels que l’ensemble des évêques américains. Tous les diocèses, les paroisses et les services religieux catholiques où il y’a un prêtre, là on enregistre des cas d’abus sexuel. Créer des commissions indépendantes dirigées par des non catholiques dans le but d’enquêter sur les abus dans l’église correspond à ouvrir une véritable boite de pandore.

Dans cette Amérique libertaire, le danger est trop grand de laisser un tel instrument entre les mains de personnes que l’église ne pourra contrôler. En plus, la mise en place d’un centre d’appel pour permettre aux victimes de dénoncer les cas d’abus des ecclésiastiques, ouvre la voie à des dénonciations tous azimuts. Les crimes du passé pourraient refaire surface et éclabousser des individus haut placés dans la hiérarchie de l’église. Il ne faut surtout pas oublier que l’Amérique sert de modèles à beaucoup de pays dans le monde et laisser ces évêques agir pourrait faire école dans le monde entier. Le Pape argentin lui-même, on le sait, ne sent pas la rose dans le domaine de la pédocriminalité et de ce fait, ne peut se payer le luxe de voir un jour son nom cité dans une quelconque affaire.

Tout en se faisant l’ardent défenseur de la lutte contre les agressions sexuelles, tout en demandant pardon aux victimes, François n’entend pas pousser la lutte aussi loin que l’envisagent les évêques américains. Il se contenterait volontiers de ne faire que des déclarations sans lendemain, de pondre des slogans creux.

Les évêques américains vont trop loin dans leur initiative, il convient de les stopper, se donner du temps pour entreprendre une solution moins risquée pour tout le monde. Cela, au détriment des victimes qui n’ont que leurs yeux pour pleurer, et à attendre que le Très Saint Père expert en langue de bois trouve la formule pour dompter les ardeurs des irréductibles qui voudraient qu’on aille jusqu’au bout. Il y a fort à parier qu’en Février, après moult tractations et actions souterraines des commissions nationales prétendument indépendantes mais vidées de toute substance soient mises en place sous le contrôle d’une entité supra nationale commandée en sous mains par le pape lui-même.

On voudrait que pour une fois l’église nous fasse mentir et suive l’initiative des évêques américains mais cette église est hélas coutumière de la pratique de la diversion et autres écrans de fumée.

5. L’église catholique au service du mensonge

Tout dans le catholicisme est faux. Les dogmes, les pratiques, la doctrine, les enseignements, tout est faux. Ainsi, cette histoire de célibat des prêtres est une escroquerie morale. Tout candidat à la fonction de prêtre doit donner la preuve de sa virilité. S’il arrive qu’un candidat soit reconnu impuissant, il est alors rejeté. Comment donc comprendre qu’on demande à un homme doté de la plénitude de ses moyens de ne pas en faire usage. Là réside tout le paradoxe de cette église qui ne prospère que dans l’hypocrisie, le faux et la fausse bravoure.

L’honnêteté voudrait que lorsqu’un système ne fonctionne pas, on le change ou tout au moins on le reforme. Le célibat des prêtres a donné la preuve de son inutilité et de son impuissance. Toute personne intelligente l’aurait déjà aboli et permis à ces pauvres prêtres de fonder des foyers comme leurs confrères pasteurs des églises protestantes. Si le célibat était la meilleure chose à faire tous les croyants devraient être encouragés à s’y engager au risque de ne point avoir un peuple lequel trôner. L’initiative des évêques américains est lui-même de la poursuite du vent. On ne pourra jamais, en traquant les pédophiles, enrayer le mal. Sinon il n’y aurait plus de voleurs car contre eux, la chasse est toujours ouverte et pourtant, ils font preuve d’un incroyable talent pour échapper aux forces de l’ordre. Plus on rendra la traque aux pédophiles dure et plus ces derniers feront preuve d’un génie diabolique pour y échapper.

En résumé, il faut que les victimes et leurs familles comprennent que l’église catholique est une institution qui vit dans la tromperie et qu’il faut en sortir. Couper toute relation avec ces fils de démon, c’est la seule voie de salut. Beaucoup d’anciens catholiques l’ont compris qui de plus en plus demandent leur débaptisation. Compter sur l’église pour faire droit aux victimes, c’est se tromper lourdement. Sachez-le bien, François ne fera rien pour vous ni aujourd’hui ni en Février. A bon entendeur Shalom !

Le Scribe