Les gens mal informés ont tendance à confondre le Christianisme et le Méshihisme. Pour eux, la Bible, Dieu, Jésus-Christ etc., sont le partage des chrétiens. Ils pensent aussi que le Christianisme a plusieurs branches, et que le Méshihisme ne serait qu’une de ses sectes. Il n’en est pas ainsi. Le Méshihisme n’est pas sorti du Christianisme. Les deux religions ont toujours été différentes. Nous allons montrer cette différence par leurs fondateurs, leurs temps d’apparition, et les relations qu’elles ont entretenues et celles qu’elles entretiennent maintenant.

1. Les Chretianos

Les Chretianos (en français « chrétiens ») existaient longtemps avant Iéshoua de Nazareth. Ils furent nommés ainsi parce qu’ils étaient disciples de Chrestos (Christ). Chrestos est un dieu sauveur historique rentré dans la légende et connu par plusieurs peuples sous divers noms (cf. Jésus-Christ est identique à Mithra).

Les mystères de Chrestos furent la principale religion chez les Perses. Chez ce peuple, Chrestos est aussi Mithra ; et son culte est appelé le mithraïsme. Les mystères de Chrestos furent donc répandus avant l’apparition du Messie promis à l’humanité sans être un culte officiel. Le dictionnaire Le Grand Larousse 2014 précise que :

« Mithra est un ancien dieu qui s’apparente au Mitra indien de l’époque védique et qui fut particulièrement honoré dans l’empire romain. Son culte se répandit à l’époque hellénistique en Asie mineure puis au premier siècle avant Jésus-Christ ; à Rome il prit une grande importance. Mithra était représenté coiffé d’un bonnet phrygien et sacrifiant un taureau (Taurobole) avec une initiation à sept degrés, des banquets sacrés et des sacrifices d’animaux. Ce culte rivalisa un temps avec le Christianisme »

Le Magasine Top Secret, n° 39 de septembre 2014 au sujet de Chrestos ou Mithra écrit :

« Lui aussi est né d’une vierge un 25 décembre. Il était considéré comme “la Voie, la Vérité et la Lumière”. Il était encore considéré comme “le rédempteur”, “le Sauveur”, “le messie”. Il était identifié à la fois au Lion et à l’Agneau. Son jour sacré était le dimanche. Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection. Il avait 12 compagnons ou disciples. Il accomplissait des miracles. Il a été enterré dans un tombeau. Après trois jours, il s’est relevé. Sa résurrection était célébrée chaque année. Sa religion comportait une eucharistie ou “dîner du Seigneur’’ ».

Cette histoire de Chrestos se passe 600 ans avant la venue du véritable Messie. La similitude des récits des deux personnages a fait écrire à ceux qui confondent les deux mystères que l’histoire du Messie d’Israël est un mythe et qu’Iéshoua n’aurait pas vécu historiquement :

« Pour nombre d’érudits, la naissance virginale de Jésus, ses miracles et sa résurrection ne sont que des mythes. Quelques-uns avancent même que Jésus n’a jamais existé, mais que sa légende trouve ses racines dans une mythologie bien plus ancienne et dans le culte solaire » (Les Témoins de Jehova- L’humanité à la recherche de Dieu- page 65).

Toutefois l’évêque Catholique, Saint- Augustin nous permet de trancher car il affirme que : « Le Christianisme (le culte de Chrestos) existait déjà avant la venue du Sauveur (Iéshoua HaMashiah) » (Augustin Opéra, vol 1 p.12)

2. La naissance du Méshihisme

Iéshoua HaMashiah est le fondateur du Méshihisme. Il est né en avril de l’an -4 de notre ère en terre d’Israël au temps du roi Hérode. Sous Ponce Pilate, il fut crucifié le vendredi 7 avril et ressuscita le dimanche 9 avril de l’an 30. Sa résurrection marque la naissance historique du Méshihisme. La mort et la résurrection de Iéshoua HaMashiah sont les faits fondateurs du Méshihisme :

« Or, si l'on prêche que Mashiah est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu'il n'y a point de résurrection des morts ? S'il n'y a point de résurrection des morts, Mashiah non plus n'est pas ressuscité. Et si Mashiah n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1 Corinthiens 15/12-14).

Les récits évangéliques rapportent qu’en Israël, les adeptes de Iéshoua HaMashiah sont identifiés sous l’étiquette de ‘‘nostrim’’ (nazaréens). La Bible informe que, c’est à Antioche, le centre missionnaire de l’Apôtre Paul, que « les nostrim » (nazaréens) (les disciples de Iéshoua HaMashiah) furent appelés pour la première fois, « les Méshihim » et son idéologie « le Méshihisme ».

3. L’évolution religieuse vers l’apparition du Catholicisme

Le Méshihisme sort du Judaïsme né au 15ème siècle avant notre ère avec Moshé. Le Méshihim vient dans l’ordre normal de l’évolution du Judaïsme. Il est le Judaïsme achevé. Ce dernier, et le Méshihisme qui en découle, sont des religions alternatives à l’animisme dont le mithraïsme est une branche. Le Méshihisme et le Judaïsme ne peuvent dans leur évolution se muer pour devenir de l’animisme (et vice versa).

Quelle fut l’évolution religieuse vers l’apparition du Catholicisme qui est un culte officiel ?

Cette évolution a consisté en l’apparition du Méshihisme au premier siècle. Il va cohabiter avec le Mithraïsme dans l’empire jusqu’au 3è siècle. En ce 3è siècle, l’empereur Aurélien décréta ce Mithraïsme comme un culte officiel (impérial) dans son empire et le fit adopter par tous. En effet la religion pratiquée par la majorité de la population est une force sur laquelle les pouvoirs s’appuient depuis toujours pour dominer.

Mais dans le même temps, le Méshihisme (qui n’est pas officiel) gagnait progressivement en puissance et en renommée. En effet, Rome déclenchait souvent des persécutions contre les Méshihim . Mais leur résistance, surtout celle héroïque face à la persécution déclenchée par Dioclétien entre 302 et 312, a permis de voir dans cette nouvelle religion une véritable force avec laquelle il fallait compter. L’empereur Constantin le compris. Voulant s’appuyer sur la religion pour dominer, et maintenir l’hégémonie du culte de Chrestos (Mithraïsme) dont il est adepte, il tenta une politique de la main tendue au Méshihisme.

Cette politique de la main tendue des autorités romaines en vue d’avoir une religion universelle, eut raison de tous les Méshihim de nom. Ce vaste anneau constitué de sympathisants irrégénérés et ignorants des vérités méshihiques, et aimant aussi leur vie, eut à sa tête une frange importante d’évêques attirés par les avantages proposés par les politiciens. Ceux-là acceptèrent la compromission, tandis que ceux qui gardaient la ligne de l’orthodoxie furent traités ‘’d’hérétiques’’ et continuèrent d’être persécutés.

4. La naissance du Catholicisme

Pour des raisons politico-religieuses au 4ème siècle, l’empereur Constantin reforma le mithraïsme (ou le culte de Chrestos) en tenant compte de la puissance en face, le Méshihisme. A cet effet, il prit l’idéologie des chrestianos et le revêtit des concepts méshihiques.

Par cette voie, il produisit le Catholicisme. Dans cette religion qui venait ainsi d’être créée, Mithra ou Chrestos fut renommé ‘’Jésus-Christ’’ (cf. Jésus-Christ est identique à Mithra). Les disciples de Jésus-Christ conservèrent l’étiquette ‘’chretianos’’ (chrétiens) d’où est dérivé le mot ‘’christianisme’’.

L’on doit savoir que le Christianisme passa par deux stades : le Christianisme primitif de la religion antique (le mithraïsme) qui fut pratiqué jusqu’au 4ème siècle ; et le Christianisme dans sa forme occidentale (le Catholicisme) qui fut d’abord impérial jusqu’en 476, puis devint papal après la chute de l’empire romain. Ainsi, considéré comme les mystères de Chrestos de la religion antique, le Christianisme est antérieur au Méshihisme. Mais vu comme les mystères de Jésus-Christ, le Christianisme est postérieur au Méshihisme. Dans sa forme nouvelle, l’empereur romain Constantin en est le fondateur comme l’atteste l’historien Malcolm Muggeride :

« La chrétienté vit le jour avec l’empereur Constantin »- (Malcolm Muggeride, La fin de la chrétienté.)

Ainsi, le Catholicisme n’est pas une religion créée pour le salut de l’homme, mais une religion politique pour le salut de l’empire romain. Elle est venue à l’existence pour servir d’instrument de maintien de la domination romaine.

4. Les relations Méshihisme/Catholicisme dans l’empire

À sa naissance, le Catholicisme s’est voulu le creuset de toutes les religions de l’Empire. La dénomination ‘’Eglise Catholique’’ (universelle), ce qui signifie ‘’Eglise pour tous’’, traduit la volonté des autorités romaines de l’époque d’imposer celle-ci comme l’unique religion de l’empire. Mais cette volonté va rencontrer le refus des orthodoxes du Méshihisme ; et même ceux du Mithraïsme.

Avec l’appui des autorités de Rome, les chrétiens Catholiques vont faire la chasse aux orthodoxes des autres religions, et particulièrement au noyau méshihique né de nouveau et instruit des vérités méshihiques. Ces Méshihim vont alors renouer avec la persécution. En Orient comme en Occident, les Eglises se montrèrent intransigeantes et véhémentes. Les pères de l’Eglise les plus célèbres comme Saint-Augustin étaient arrivés à justifier la brutalité par les Ecritures :

« Quand Dieu en vient à appeler Paul, non seulement Il le contraignit par sa voix, mais encore, Il le jeta à terre par sa puissance. Et pour qu’Il put amener par la force un de ces êtres en fureur qui se débattent dans les ténèbres de l’infidélité, désirer la lumière du cœur, Dieu le frappa d’abord d’un aveuglement physique. Pourquoi alors l’église ne pourrait-elle pas utiliser la force pour obliger un de ses fils perdus à revenir au bercail ? Le Seigneur lui-même a dit : Allez par les chemins et le long des haies, et ceux que vous trouverez, contraignez-les d’entrer. C’est pourquoi, si la puissance qu’a reçue l’Eglise, par mandat divin, en temps voulu et au moyen du caractère religieux et de la foi des rois, est l’instrument par lequel ceux qui se sont trouvés le long du chemin – c’est-à-dire les hérétiques et les schismes - sont contraints d’entrer, eh bien, qu’ils ne trouvent pas faux d’être contraints ! » (André Morin, Tous les chemins mènent à Rome, page 21).

Les Méshihim , aguerris des persécutions, vécurent leur foi dans les lieux où ils trouvèrent refuge. Ni la séduction, ni la persécution n’ont affecté leur foi, et ils gardèrent le nom d’Iéshoua HaMashiah. C’était à l’âge de Pergame et Élohim leur rend ce témoignage :

« Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renie ma foi » (Apocalypse 2/13).

Témoignant de la survivance des Méshihim au 5èmesiècle, Saint Jérôme, un autre père de l’Eglise, dans une lettre à Saint Augustin datant de l’an 404, écrit :

« Jusqu’aujourd’hui, dans toutes les synagogues de l’Orient, il y a une secte que l’on appelle Minime, qui est jusqu’ici condamnée par les pharisiens. Ils les appellent vulgairement Nazaréens. Ils croient au Christ, Fils de Dieu, né de la vierge Marie. Et ils disent que c’est lui qui, sous Ponce Pilate, a souffert et est ressuscité. En lui aussi, nous croyons, mais tandis qu’ils veulent être à la fois juifs et chrétiens, ils ne sont ni juifs ni chrétiens ».

De ce rapport, nous notons que jusqu’au 5ième siècle, les Méshihim (les Nazaréens) méprisés des pharisiens et pourchassés par les chrétiens, animaient encore des foyers méshihiques. Ils continuèrent de se réunir dans les synagogues comme il en a été ainsi depuis toujours.

Dans un autre rapport du même missionnaire chrétien, Saint Jérôme mentionne ceci :

« Matthieu également appelé Lévi, apôtre de Jésus-Christ ( Iéshoua HaMashiah) a composé l’évangile de Jésus-Christ ( Iéshoua HaMashiah) dans un premier temps publié en hébreu, en Judée, pour le bien de ceux de la circoncision qui croyaient, mais fut ensuite traduit en Grec dont l’auteur est incertain. L’hébreu lui-même a été conservé jusqu’à nos jours à la bibliothèque de Césarée dont le pamphlet est recueilli avec tant de diligence. J’ai également eu l’occasion d’avoir le volume qui m’a été décrit par les Nazaréens de Bérée, une ville de Syrie ».

Nous notons dans cet autre courrier que les Méshihim faisaient leurs offices avec des textes sacrés en Hébreu.

Nous savons donc que le Christianisme malgré ses tentatives d’engloutir les autres croyances dans l’Empire, n’a pu enrayer le Méshihisme. Celui-ci a subsisté et cohabité avec lui durant des siècles mais dans un rapport d’inimitié. C’est l’histoire qui le minimisa et ne le suivit plus. Le Méshihisme a semblé couler comme un navire qui prend de l’eau. Mais au 7ème siècle, l’Islam naissant l’a rencontré et l’a persécuté.

5. La résurrection du Méshihisme

Tout comme le grain mis en terre n’est retrouvé qu’à la moisson, le 21ème siècle voit la ‘’résurrection de la parole’’, et donc la réapparition du Méshihisme. Lorsque celui-ci refait surface pour mener une vie publique, les Méshihim découvrent que leurs textes sacrés, la Bible, a été souillée par la présence, dans ce livre, de Dieu et de son fils Jésus-Christ. Aussi, Adonaï(יהוה) leur Élohim et leur Père, Auteur de la Bible ne s’y trouve plus. Jésus-Christ s’est approprié le récit d’Iéshoua HaMashiah et son enseignement.

En réaction à la falsification de la bible, les meshihim ont travaillé pour la restaurer en y ôtant les sacrilèges qui s’y trouvent. Leur version s’appelle ‘’LA SAINTE BIBLE, une restauration des bénéi Élohim, limmoudim de Rabbi Iéshoua’’. Après la restauration de la bible, leur deuxième grand chantier est la restauration du culte méshihique. En effet, ils veulent revenir au véritable culte de Adonaï(יהוה) tel que l’ont pratiqué les bénéi Élohim, limmoudim de Rabbi Iéshoua des premiers siècles dans les synagogues de Judée et d’Asie (Antioche, Ephèse, Smyrne etc.).

Au total, le Méshihisme est né le dimanche 9 avril de l’an 30. Son fondateur est Iéshoua HaMashiah, d’origine Israelite ; tandis que le Christianisme est né à l’an 325 au concile de Nicée par la volonté d’un politicien. A leur rencontre au 4ème siècle, les deux religions se sont affrontées et ont chevauché dans l’antipathie durant des siècles. On note une accalmie depuis la fin de la période protestante, et chacune des deux religions marche dans sa ligne idéologique.

Serge DeMorier

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