La Bible nous présente deux types de joug:

  • Le joug d’Elohim : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11/29-30)
  • Le joug de la servitude (Satân): « c’est pour la liberté que Ha Mashiah nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » (Galates 5/1)

La crise entre Israël et Elohim au temps du roi Saül met en lumière les deux jougs : «   Lorsque Samuel devint vieux, il établit ses fils shophtim (juges) sur Israël…Tous les zékénim (anciens) d’Israël s’assemblèrent, et vinrent auprès de Samuel à Ramah. Ils lui dirent : Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces ; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations….Samuel pria Adonaï(   ). Adonaï(  ) dit à Samuel : Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira ; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux…..ils agissent à ton égard comme ils ont toujours agi depuis que je les ai fait monter de Mitsraïm jusqu’à ce jour ; ils m’ont abandonné, pour servir d’autres Elohim. » (1 Samuel 8/1-8).

Cette histoire enseigne que, lorsqu’on se soustrait du joug d’Elohim, on se met automatiquement sous le joug de Satân. Voici comment Hashem décrit le joug de Satân :

« Il dit : voici quel sera le droit du roi qui règnera sur vous. Il prendra vos fils, et il les mettra sur ses chars et parmi ses cavaliers, afin qu’ils courent devant son char ; Il s’en fera des chefs de mille et des chefs de cinquante, et il les emploiera à labourer ses terres, à récolter ses moissons, à fabriquer ses armes de guerre et l’attirail de ses chars. Il prendra vos filles, pour en faire des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères. Il prendra la meilleure partie de vos champs, de vos vignes et de vos oliviers, et la donnera à ses serviteurs. Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs bœufs et vos ânes et s’en servira pour ses travaux. Il prendra la dime de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclave.. » (1Samuel 8/11-17).

L’Eglise catholique a accomplit exactement cette portion des Ecritures qui dit : « Il prendra vos filles, pour en faire des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères ». L’Eglise Catholique est devenue par ce fait, un centre d’esclavage, après qu’elle se soit détachée d’Elohim par ses hérésies. Cet article veut démontrer cela en s’appuyant sur l’enquête réalisée par monsieur Eric Colomer, reporter à la radio mondiale, RFI, et diffusée le 12 Février 2019 dernier à 12 h 19 mn 55 s. Dans cette enquête, les sœurs catholiques de l’Espagne dénoncent leur condition de vie dans les couvents, conditions qui frisent l’esclavage :

Voici ce que dit Eric :

« Au super marché du Vatican où nous sommes ce matin, on les retrouve nombreuses à la caisse. Des femmes aux pas pressés et au regard souvent sombre. Un travail parfois ingrat et voir même à la limite de l’esclavage. Il y a quelques mois un article a révélé cette grande précarité des religieuses, publiée dans le supplément mensuel de l’observatore romano, le quotidien du Vatican. Son titre : Le travail quasi gratuit des sœurs. Celle qui est à l’origine de cette enquête s’appelle Luquetas Carafia. Cette historienne est journaliste très respectée en Italie et l’une des rares voies féministes tolérée au Vatican. Pour elle, il devenait nécessaire de dénoncer les conditions de vie de ces religieuses. »

 Eric donne la parole à Luquetas Carafia, qui déclare ceci :

« ces dernières années, nous avons reçu beaucoup de lettres de religieuses. Beaucoup sont venues nous voir. C’est une réalité que nous connaissons. Ces lettres, elles viennent d’Afrique, d’Asie ou encore de l’Italie. On a reçu beaucoup de courriers après l’enquête. Des lettres qui nous remerciaient. Il y en a une d’Espagne notamment, que j’ai trouvée terriblement triste et dramatique, où les sœurs racontent leurs conditions de vie qui souvent sont très dures. La chose dont elles parlent ici le plus, est d’être traitée comme si elles étaient des servantes, qui doivent manger de leur côté, ne jamais partager la vie des évêques ou des cardinaux, qui pourtant parlent de famille en évoquant ces religieuses. Mais elles ne mangent pas avec eux, ne leur parlent pas. Elles ne partagent rien avec eux. Il n’y a aucun échange humain entre eux ».

Selon Eric :

« L’enquête qui est publiée l’an dernier par le mensuel de l’Observatore romano a fait  du bruit chez les religieuses soulagée qu’on ait enfin des mots sur leurs conditions de vie qui prisaient dans une publication du saint siège » Il ajoute que Luquetas a confirmé aussi ce rapport de soumission qu’évoque cette lettre reçue» en ces termes: « Ce sont des sœurs mexicaines qui l’ont écrit.  Elles travaillent au  lycée d’un évêque en Espagne. Elles m’ont raconté avoir rigolé en lisant l’article alors qu’elles étaient au super marché à faire des courses. L’évêque l’ayant appris les a réprimandées, expliquant qu’étant des sœurs de l’évêque, il ne fallait pas rire en public. Sans doute ne faut- il pas rire du tout. Il leur a confisqué leur portable pour les punir. Il n’y a pas de sœurs chez les cardinaux ou chez les évêques. De nombreuses institutions les font travailler comme les séminaires. »

Eric ajoute :

« L’enquête de l’observatore romano soulevait le problème de la rétribution. De nombreuses religieuses en effet, travaillent gratuitement sans compter leurs heures. Souvent aucun contrat ou convention n’a été signé pour établir leur condition de travail. Et quand elles sont payées comme celles qui sont professeurs dans les universités, c’est souvent moins qu’un homme d’église. Au delà des conditions de travail, c’est toute une vision de la femme qui pose problème. Selon Luquetas Carafia, cela dépasse les murs du Vatican, et concerne toute l’église catholique visible à Rome. »

A ce sujet Luquetas affirme :

« Dans la majorité, ils vivent grâce au travail des religieuses. Elles font le ménage, la cuisine, elles lavent et repassent le linge des futurs prêtres. Donc ces séminaristes apprennent à voir ces femmes seulement comme des servantes. Cela va marquer toute leur vie. C’est la dure réalité. Mais beaucoup d’institutions sont dans ce cas. »

Continuant ses investigations, Eric Colomer recueille le témoignage d’une sœur nommée  Doris Fassinger, une des rares à avoir vaincu sa peur. C’est une jeune théologienne allemande. Elle a fait partie pendant huit ans, d’une communauté religieuse dénommée ‘’l’œuvre’’ et sa vie qu’elle avait consacrée à Dieu a viré au cauchemar. Au mois d’octobre 2018, à Rome, lors d’une conférence sur la place des femmes dans l’Eglise, Doris est venue partager son histoire. Voici son témoignage confié au micro de Mr Eric Bataillon :

« Je suis rentrée dans la vie religieuse en 2003 à l’âge de  19 ans. En 2008, seulement six mois après avoir professé mes vœux, la supérieure de la communauté où je vivais est entrée dans la chambre et elle m’a violée. Elle m’a violée plusieurs fois. Un an plus tard, un autre prêtre qui travaille actuellement au Vatican à la congrégation pour la doctrine de la foi, m’a agressé en pleine confession. Il a d’abord demandé s’il pouvait être mon professeur, ce qui lui a été accordé. Et il a utilisé le confessionnal à des fins sexuels. Il me gardait en confession une demi -heure, parfois une heure. Il me disait combien il m’aimait, qu’on ne pouvait pas se marier, mais que notre relation serait différente. J’ai dénoncé mes deux agresseurs, ces deux prêtres à mes supérieurs, mais ils n’ont rien fait, même quand j’ai fait remonter mon histoire jusqu’au Vatican qui n’a pris aucune sanction sérieuse. »

Eric ajoute : « Doris a fini par quitter la vie religieuse en 2011 et se dit heureuse aujourd’hui d’avoir eu la force de le faire. Son cas est emblématique de certaines zones d’ombres au Vatican. Son confesseur agresseur à fini par démissionner il y a quelques jours seulement, de la puissante congrégation pour la doctrine de la foi, où il travaillait sans jamais avoir été inquiété. En 2014 pourtant, il avait reconnu le fait. Cette violence contre les religieuses qui va jusqu’au viol ou agression sexuelle n’est pourtant pas nouvelle. En 1998, trois universitaires américains avaient publié une grande enquête aux états unis révélant que près de 30% des religieuses avaient été sexuellement agressées. Des chiffres alarmants qui n’ont pas  renversé pour autant les conditions de vie des sœurs. L’union des supérieures religieuses, dont le siège est à Rome a, ces dernières années, condamné à plusieurs reprises dans des communiqués, ces abus, mais le pouvoir de cette association reste limité. Des décisions contraignantes régissant la vie religieuse dépendent directement du Vatican de la congrégation pour les instituts des vies consacrées »

A ce sujet, Eric Colomer va recueillir l’avis de Doris fassinger. Pour elle, si l’église veut mettre un terme au fléau des abus, elle doit opérer une véritable révolution culturelle. Voici ce qu’elle déclare au micro d’Eric :

« Le cœur du problème est le système d’exploitation. L’église est un système d’exploitation et cela est particulièrement visible dans les couvents, dans les communautés fermées ; Il y a deux niveaux de réflexion : le premier est au niveau des constitutions et communautés qui souvent devaient être révisées  ou réécrites car elles ne protègent pas les droits des femmes. L’autre niveau est idéologique. Quand vous êtes une religieuse, il est très facile d’intégrer que la soumission est toujours bonne, que souffrir est toujours bon, tout a du sens. Travailler au delà de vos forces est toujours bon parce que Jésus est mort pour nous sur la croix. Et ce système crée les conditions parfaites pour abuser de ces religieuses. Il faut en finir avec cette idéologie et le Vatican doit la combattre efficacement. »

 En attendant cette correction à relent de vœu pieux, Eric conclut son reportage en donnant un large écho à l’appel des sœurs  dans les chaînes du Vatican, en ces termes :

« Les religieuses veulent sortir de l’esclavage ».

Ce témoignage vivant vient encore mettre à nu le visage hideux de la grande secte Catholique. Nous espérons que ceci pourra emmener ceux qui demeurent encore sceptiques, à découvrir que l’Eglise Catholique est un joug de servitude. Les prétendantes à la vie de religieuses se doivent de revenir sur terre au risque de se retrouver dans les chaînes de la « Libye spirituelle » qu’est le Vatican.

Ben Berakha

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