La Bible restaurée
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La Bible restaurée

Nous traitons dans cet article, la question de la foi qui fait aussi polémique avec les auteurs de l’Evangile de la prospérité. Ils affirment que : « la foi est une force spirituelle auto-générée qui conduit à la prospérité ». Nous montrerons que la foi de ces hommes-là est étrangère aux textes bibliques. Nous présentons, en un premier temps, les thèses de ces auteurs, et en un deuxième temps, nous en faisons la critique.

1. La position des défenseurs de l’évangile de la prospérité

Selon les évangélistes de la prospérité, le chrétien vit littéralement de la vie de Jésus-Christ, et par conséquent il doit aussi vivre les guérisons que Jésus-Christ a acquises pour lui. Recevoir le Saint-Esprit, c’est recevoir la nature divine. Les croyants deviennent, à nouveau, des créatures « comme Dieu » (Kenneth Copeland, The Laws of Prosperity (Fort Worth : Kenneth Copeland Publications, 1974, p.92.)).

Etant dans cette position, chaque chrétien est appelé à agir, par la foi, comme un roi dans le Royaume de Dieu. Il possède de ce fait la prérogative de décider ce qu’il veut, et d’édicter des décrets par une parole d’autorité. Si toute richesse appartient à Dieu, il revient alors à son peuple d’en recevoir la pleine prérogative. Voici certaines de leurs déclarations :

Ken L. Sarles a écrit ceci :  

« Dans le mouvement de la prospérité l’homme est devenu celui qui commande et Dieu celui qui sert » (Ken L. Sarles, A Theological Evaluation of the Prosperity Gospel (Bibliotheca Sacra, October-December 1986, p.343)

Tilton renchérit :

« La foi mise en œuvre est de la puissance mise en œuvre. Lorsque vous commencez à agir sur la base de la Parole de Dieu, vous libérez la capacité de Dieu d’agir en votre faveur » (Robert Tilton, God’s Laws of Success (Dallas : Word of Faith Publications, 1983), p. 62).

La foi est auto-générée et la prière suit quatre étapes. Pour lui, la foi prend l’allure d’un décret humain fondé sur la loi de Dieu, une audace :

« Un décret est une déclaration légale… de la volonté de quelqu’un. Vous décidez quelque chose, et cela peut alors avoir l’appui de la loi. Dans votre cas, c’est une loi spirituelle. La maladie est illégale… La maladie doit obéir au décret du roi, et parce que nous avons reçu par Jésus la puissance d’être ses fondés de pouvoir, nous avons la pleine autorité pour faire valoir le décret de notre Roi. » (Robert Tilton, Dare to Be a Success : Birth of a Vision (Dallas : Word of Faith Publicatons, 1985, p.131.)

Les pasteurs voient en l’homme une copie de Dieu :

« Le Père, le Fils et le Saint-Esprit se sont concertés et se sont dit : « Faisons de l'homme une exacte copie de nous-mêmes. » […] Quand Dieu regarde dans un miroir, Il me voit !« Quand je regarde dans un miroir, je vois Dieu. Puisque je suis une exacte copie de Dieu, j'agirai comme Dieu ! » (Casey TREAT, cité par Walter MARTIN (dir.), The Agony of Deceit : What Some TV Preachers are Really Teaching, Chicago, Moddy Press, 1990, p. 90s, cité par Simon KEGLO, « La Théologie de la prospérité : un salut bradé ? », Fac Réflexion 42-43, p. 6s)

Ils enseignent aux croyants à imposer leurs désirs des richesses et leurs prétentions à Dieu :

« Si vous décidez en votre esprit… que vous voulez vivre dans la prospérité divine et dans l’abondance, Satan ne peut pas arrêter le courant des bénédictions financières de Dieu. Si vous le voulez et si vous obéissez […] la prospérité divine arrivera dans votre vie. Vous avez exercé votre foi en l’alliance que vous avez avec Dieu […] Vous commencez à marcher dans la prospérité par la décision de ne plus jamais permettre à Satan de vous imposer le moindre symptôme de manque ». (Gloria Copeland, God’s Will is Prosperity (Forth Worth, Texas, Kenneth Copeland Publications, 1978), pp.37-)

Et encore :

« Prenez cette décision concernant votre prospérité : La bénédiction divine de prospérité m’appartient. Je vais la recevoir. Les symptômes de manque n’ont aucun droit d’agir contre moi. Prenez cette décision et vous commencerez à profiter des bénédictions financières qui vous appartiennent depuis le jour où vous êtes devenu un croyant en Jésus- Christ. » (Gloria Copeland, God’s Will is Prosperity (Forth Worth, Texas, Kenneth Copeland Publications, 1978), p.38).

Enfin, « Dieu ne va pas outrepasser votre autorité… Il vous a donné l’autorité sur la terre… Il vous laissera mourir malade si vous choisissez de le faire. Dieu ne vous arrêtera pas. » (Gloria Copeland, God’s Will is Prosperity (Forth Worth, Texas, Kenneth Copeland Publications, 1978, p. 72.)

Robert Tilton soutient  aussi :

« Le succès est disponible ici et maintenant… Il dépend de vous de venir et de le recevoir. Si vous n’avez pas le succès, c’est votre faute et non celle de Dieu. […] Vous déterminez votre niveau de succès. Vous faites le choix… Dieu a placé la balle dans votre camp. C’est vous qui donnez le mouvement. » (Robert Tilton, God’s Laws of Success (Dallas : Word of Faith Publications, 1983), pp. 28, 60.)

Et « Quand vous commencez à croire quelque chose, Dieu commence à y croire… et des choses arrivent, gloire à Dieu ! » (Robert Tilton, God’s Laws of Success (Dallas : Word of Faith Publications, 1983), p.109).

Tilton a encore dit :

« La foi mise en œuvre est de la puissance mise en œuvre. Lorsque vous commencez à agir sur la base de la Parole de Dieu, vous libérez la capacité de Dieu d’agir en votre faveur » (Robert Tilton, God’s Laws of Success (Dallas : Word of Faith Publications, 1983), pp. 62).

Hagin renchérit :

« Jusqu'à présent nous avions l'habitude de prier : "Seigneur, fais ceci, fais cela...". Mais l'autorité sur terre nous a été confiée. L'église doit l'exercer, puisque Jésus n'est plus parmi nous. ... Tous les ordres du Seigneur doivent être exécutés par nous et l'autorité sur terre nous a été déléguée. » (Kenneth E. HAGIN, L'autorité du croyant, Nice, « Victoire » Centre Chrétien, 1996, p. 14.)

Pour Keneth Hagin, « l’Écriture qui dit : Quoi que vous désiriez, lorsque vous priez, croyez que vous l’avez reçu, et vous l’aurez » (Marc 11 :24), parle de la prière de foi. C’est essentiellement une situation individuelle. Elle concerne vos désirs. Vous priez ; personne ne prie avec vous. Personne ne se met d’accord avec vous. Lorsque vous priez, vous croyez que vous recevez. Si vous faites cela, vous aurez « tout chose, quelle qu’elle soit, que vous désirez, vous aurez des résultats ! » (Kenneth Hagin, Praying To Get Results (Tulsa : Faith Library Publications, 2e éd. 1988, pp.2-3).

Voici encore une déclaration insolite du même auteur : « Nous avons négligé de reconnaître que la tête dépend complètement du corps dans l'accomplissement de ses projets, que nous sommes assis en Jésus dans les lieux célestes et que c'est le corps de Christ qui doit exercer l'autorité sur les puissances de l'air. » (Kenneth E. HAGIN, L'autorité du croyant, Nice, « Victoire » Centre Chrétien, 1996, p. 24)

Et « Exerçons notre autorité. Les conditions de ce monde existent parce que nous les permettons. » (Kenneth E. Hagin, L'autorité du croyant, Nice, « Victoire » Centre Chrétien, 1996, p. 31).

En un mot, les tenants de la doctrine de la prospérité concernant la foi disent ceci :

  • Dieu est au service du croyant et il attend d’exécuter les commandes de son maître du moment pour accomplir ses désirs.
  • Le croyant a chassé Satân et est maitre du monde. Il peut formuler des décrets pour chasser la maladie, la misère etc.
  • Dieu est croyant ou incroyant selon la foi du chrétien
  • Dieu ne peut rien sans le chrétien qui doit donc prendre ses responsabilités et libérer Dieu de ses limites

2. La critique de la position des défenseurs de l’évangile de la prospérité

a) Définition et pratique de la foi biblique

« La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11/1).

Cette assurance est une certitude. Cette certitude n’est pas irrationnelle. On peut la démontrer, la justifier. Ainsi, il n’y a aucune opposition entre la foi et la raison. La foi est alors de l’adhésion, de l’acceptation de faits et des paroles d’Elohim de façon intelligente. La foi est la confiance en Elohim et en HaMashiah et elle conduit à la victoire.

La foi est un instrument, un moyen d’accès à ce qu’Elohim a donné. Elle est saisie, elle est acceptation de ce qui est donné par Elohim. La foi s’en tient à la voie choisie par Elohim, qui dans sa souveraineté accomplira littéralement toutes ses promesses. L’homme met en œuvre sa violence, sa confiance et son action finit par atteindre ce qu’Elohim a mis à sa portée. Mais la foi doit rencontrer la bienveillance d’Elohim, sinon elle ne donnera aucun résultat. Le résultat de la foi est prédéterminée par Elohim qui prononce en premier lieu des paroles ou qui montre une action à faire (par exemple sortir d’une ville, lui faire un sacrifice, commander quelque chose par la parole). Il suscite en l’homme la confiance en Ses paroles : c’est pour cela que  « la foi vient de ce que l’on entend (comprendre)» et ce que l’on comprend vient de la parole d’Elohim et non une construction de la pensée humaine. Ailleurs, il est dit qu’Il met en nous le vouloir et le faire (Philippiens 2/13). Cela signifie que notre souveraineté n’est qu’apparente et qu’il contrôle tout afin qu’on ne demande pas au-delà de sa pensée car : « ses voies ne sont pas nos voies et ses pensées ne sont pas nos pensées ». Et Elohim ne saurait se laisser conduire par un menteur selon qu’il est écrit : « tout homme doit être reconnu pour menteur et Elohim pour vrai. » (Romain 3/4)

b) Les erreurs des pasteurs au sujet de la foi

Les pasteurs font plusieurs erreurs au sujet de la foi :

  • La foi est confondue à l’autorité que le croyant reçoit afin de combattre avec. Mais curieusement elle est un décret humain, une déclaration légale alors qu’elle vient de ce que l’on entend, de la révélation qu’Elohim donne
  • L’autorité ne se décrète pas mais elle est révélée pour être exercée. Or, ici l’homme croit, trouve bon de faire, il invente puis Elohim y croit après et enfin Il exécute l’arrêt humain. C’est de l’inversion inadmissible : « Dieu a placé la balle dans votre camp, c’est vous qui donnez le mouvement ».
  • La prospérité du croyant avec eux est une décision humaine, et non un don, une grâce d’Elohim. Or toute grâce parfaite vient d’Elohim. Cela ne dépend pas de celui qui court ou de celui qui appelle. C’est de l’anthropocentrisme.
  • Pour pousser à accéder à la prospérité, les pasteurs ont fait de l’homme un égal d’Elohim, et pire ils l’ont affranchi d’Elohim et/ou ont fait de lui le Maître. Or Elohim ne veut pas des maîtres, mais des serviteurs auxquels il dira : « bon et fidèle serviteur. Entre dans la joie de ton Maître ».
  • Avec eux, la foi devient un entêtement collectif, et même la prière est de la tentation à Elohim qui doit satisfaire à tout prix l’homme. Le croyant n’est pas appelé à s’entêter et à tenter Elohim. Face à la souveraineté d’Elohim, il doit pouvoir s’arrêter. « Trois fois j’ai prié, trois fois il m’a dit : ma grâce te suffit… » (2 Corinthiens 12/8-10). Ieshoua même a dit : «Non pas ma volonté, mais que ta volonté se fasse » (Luc 22/42).
  • Les tenants de l’évangile de la prospérité n’ignorent pas que si la foi enrichissait les chrétiens, beaucoup d’hommes allaient devenir chrétiens et beaucoup de secteurs d’activité seraient en crise. La croyance en Jésus-Christ serait le principal domaine d’activité humaine. Or dans la réalité, elle appauvrit, conduit à la piété et à la persécution du croyant : « Ceux qui veulent vivre pieusement en HaMashiah seront persécutés » (2 Timothée 3/12). Seuls les ennemis de la croix de HaMashiah soutiennent cette prédication étrangère aux Ecritures. S’ils sont arrivés à dire ces choses, ils accomplissent ce que les apôtres ont dit : « à la fin des temps, il y aura de faux prophètes… » (Matthieu 24/24)

3. Leur raisonnement est faux et malhonnête

Leur raisonnement est entaché de faux et de malhonnêteté intellectuelle :

  1. Leur théologie n’a pas de place pour les limitations qu’Elohim impose à l’homme dans l’Ecriture. Or l’immaturité est un obstacle, la chair peut induire en erreur, et l’esprit d’égarement est à l’œuvre dans le monde. Les pasteurs devraient expliquer pourquoi les apôtres de HaMashiah n’ont pas, par leur grande foi, comblé leurs besoins financiers au sujet de l’œuvre et de l’indigence des croyants.
  2. Leur méthode est de l’escroquerie, mais pas une pratique méshihique. Celui à qui rien n’est révélé, mais qui réfléchit pour trouver quelque chose ; et qui suit une technique, une démarche étrangère aux Ecritures pour avoir des résultats, est un hérétique et un idolâtre qui se fraie un autre chemin. Le chemin le plus court pour partir d’Egypte à Kanaan est le chemin des Philistins, mais Elohim n’y conduisit pas les Israélites. Dans le désert, des Israélites voulaient retourner en Egypte (c’était de la folie, mais ils y croyaient), alors que le plan initial et la bonne direction est d’aller en   Kanaan. Ceci montre que la foi qui rejette les plans d’Elohim est diabolique. Le croyant doit voir ce qu’Elohim lui a réservé et rechercher ce qu’Il a mis à sa disposition, mais non créer ce que lui-même désire obtenir. Ces pasteurs sortent de la foi d’Elohim, et apportent du feu étranger à l’autel.
  • Tilton dit que « La foi mise en œuvre est de la puissance mise en œuvre. Lorsque vous commencez à agir sur la base de la Parole de Dieu, vous libérez la capacité de Dieu d’agir en votre faveur ». Mais l’homme peut utiliser sa puissance (sa foi), s’appuyer sur la promesse, et produire un résultat différent de ce qu’Elohim veut. Voici un exemple précis : Elohim devait donner la descendance promise à Abraham. Abraham, Sarah et Agar en accord se dont appuyés sur la pensée d’Elohim pour faire l’enfant Ismaël. Ismaël est un produit de la foi découlant de la vision de Tilton, c’est un enfant accordé hors du plan premier d’Elohim et par la volonté de l’homme. C’est l’homme qui a exploité l’idée d’Elohim pour résoudre son problème et atteindre son propre but. La foi vraie saisit la promesse et elle attend qu’Elohim accomplisse cette promesse Lui-même au temps opportun avec les acteurs qu’Il a choisis. Cela a donné l’enfant de la promesse (Isaac) selon le plan initial d’Elohim. C’est Elohim qui a utilisé l’homme pour atteindre Son but, à savoir : donner à Abraham la semence qui gardera Son alliance après lui. La puissance de la foi n’est pas suffisante, le respect de la voie d’Elohim est indispensable et c’est là que les pasteurs fautent en créant leur propre voie de l’auto-proclamation ou l’auto-sujétion. Ils mettent de côté les principes de la révélation et de l’incarnation (acceptation) qui ont conduit au salut pour introduire au cours de la marche des principes étrangers de la proclamation et l’auto-sujétion.
  1. Hagin enseigne ceci : « L’Écriture qui dit : Quoi que vous désiriez, lorsque vous priez, croyez que vous l’avez reçu, et vous l’aurez » (Marc 11 :24) parle de la prière de foi. C’est essentiellement une situation individuelle. Elle concerne vos désirs. .... Lorsque vous priez, vous croyez que vous recevez. Si vous faites cela, vous aurez « toute chose, quelle qu’elle soit, que vous désirez ». Vous aurez des résultats ! » (Kenneth Hagin, Praying To Get Results (Tulsa : Faith Library Publications, 2e éd. 1988, pp.2-3).
  • On voit qu’avec lui la foi est essentiellement rapportée aux désirs, alors que la recherche de la satisfaction des désirs insensés et charnels des croyants est réprouvée par l’apôtre Jacques (Jacques 4/3). L’apôtre trouve que ce sont les adultères qui prient, demandent pour leurs désirs et ne reçoivent pas. A qui doit-on croire ? L’Ecriture dit que tout homme est menteur et Elohim seul est véridique.

La puissance en œuvre, mais fondée sur du faux n’est pas de la confiance placée dans le plan d’Elohim. La puissance de la foi ne peut donner accès à ce qu’Elohim n’a pas réservé au croyant et mis à sa disposition dans son économie. La puissance ne peut accomplir maintenant ce qu’Elohim veut différer. Certains auteurs tentent de faire appel à la louange. Mais la louange aussi ne peut nous donner accès à ce qu’Elohim ne veut pas nous donner, mais que nous désirons dans notre immaturité et notre folie.

La foi n’est pas de l’imaginaire et de l’audace. Elle n’exclut pas l’intelligence et l’analyse du croyant. Il ne faut pas croire qu’il n’y a pas une nouvelle approche de la foi chrétienne révélée dans ce siècle aux pasteurs de la prospérité. Ils ont pris uniquement des bouts de phrases pour agir, et ont fait des applications erronées des déclarations et des promesses d’Elohim.

En effet leur grande foi leur permet de croire l’hérésie selon laquelle, malgré sa nouvelle naissance qui fait de lui une nouvelle créature, le chrétien est victime des péchés et pactes de ses parents. Ceux qui mettent en œuvre leur théorie sortent des voies d’Elohim et ils font de la tentation à Elohim sans le savoir. Ils vont en quête des choses qu’Elohim n’accorde pas, mais que le diable donne pleinement dans sa volonté de perdre le croyant par l’amour des richesses et du monde. Elohim ne lui avait point réservé des biens dans le monde et ses proclamations ne donnent pas des résultats évidents.

La leçon, c’est que dans l’évangile de HaMashiah, le croyant n’impose pas un plan et une voie à l’Adon qui l’a engagé, mais il recherche plutôt ceux de son Maître pour les suivre. La foi avec la tempérance, la patience, la haine du monde le contentement sont dans cette bonne voie.

En conclusion, avec eux la foi ici est un phénomène étranger dans lequel l’imagination, le désir, et l’audace humaine sont mis en route pour détourner les âmes de la marche docile, patiente et dans une espérance vivante avec Iéshoua HaMashiah. La doctrine des pasteurs de la prospérité donne naissance à des théories difficiles à défendre par la Bible.

  • Dans leur conception, on sème dans cette vie actuelle et on récolte immédiatement. On ne traverse pas le désert pour entrer en Kanaan. Le temps de semer et celui de récolter sont confondus. C’est une aberration.
  • Il y a ce la confusion dans le rôle assigné à Elohim et celui joué par le chrétien dans leur collaboration. Il y a une grande inversion qui inscrit le chrétien dans la volonté accordée, arrachée à Elohim sans tenir compte de sa sagesse et sa souveraineté. Elohim est au service de l’homme et de la folie de ce dernier.
  • On pousse le chrétien dans une impasse idéologique. Au lieu de l’amener à travailler pour son salut, on l’incite à rechercher le bien-être passager. Or il faut qu’il atteigne la perfection en HaMashiah.

Au total, les théologiens de la prospérité parlent d’une autre foi et non celle de la bible et exercée par Abraham.

Ben Hachemy

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